Archive pour 'Culture'

Le Roi Mohammed VI accorde la nationalité marocaine à Cheb Khaled.

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Cheb Khaled à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple.

Cheb Khaled, roi du raï algérien, a désormais la nationalité marocaine, conformément à un décret royal promulgué le 20 août dernier, à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple.

Le décret octroie directement la nationalité marocaine à l’artiste algérien, qui se vante souvent de ses liens d’amitié avec le Roi Mohammed VI, dont il devient ainsi l’un des sujets, rapporte Al Yaoum 24. 

Le chanteur a décidé de s’installer définitivement au Maroc il y a plusieurs mois, où il compte dit-il, élever ses enfants.

Marié à une Marocaine, Khaled affirme avoir quitté la France parce qu’il a peur pour ses enfants, dans un pays qui autorise le mariage homosexuel.

Le ‘‘King’’ algérien du Raï, Cheb Khaled Hadj Brahim, aurait décidé avec sa manager et épouse marocaine, Samira, de s’établir définitivement au Maroc.

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Cheb Khaled Hadj Brahim avec sa manager et épouse marocaine, Samira.

Cheb Khaled a décidé de vivre au Maroc, moins d’un an après que le Roi Mohammed VI lui ait offert une villa sur la côte de Saâdia. La villa appartenant au Roi, d’après des sources marocaines, aurait été offerte à Khaled Hadj Brahim en reconnaissance à sa musique, très appréciée de Mohammed VI.

Il est à rappeler que, les stars algériennes du Raï participent souvent aux festivals au Maroc, tel le festival du Raï d’Oujda, et recevraient des sommes faramineuses pour leur présence.

 

Le malaise kabyle Par Mouloud Mammeri

Réponse de Mouloud Mammeri à l’article « ordurier » de kamal Belkacem.

L’on imagine bien que Mouloud Mammeri n’a pas laissé passer les propos de Kamal Belkacem sans réponse.
Il envoie sa réponse à El Moudjahid qui refuse de la publier. C’est ainsi que cette réponse fut publiée dans le quotidien « Le Matin de Paris » du 11 avril 1980.Le malaise kabyle Par Mouloud Mammeri  dans Algérie 422095_555885824452211_1898665580_n

Sur les allégations me concernant personnellement, je fais l’hypothèse charitable que votre bonne foi a été surprise et que ce qui ailleurs s’appellerait mensonge et diffamation (et serait à ce titre passible des tribunaux) n’a été chez vous qu’erreur d’information. Il va de soi que je n’ai jamais écrit dans l’Echo d’Alger l’article mentionné dans votre texte. Il va sans dire que je n’ai jamais eu à refuser de signer le mystérieux manifeste pro – FLN de 1956 que vous évoquez en termes sibyllins.

Je serais heureux néanmoins que cet incident soit pour vous l’occasion de prendre une dernière leçon sur la façon même dont vous concevez votre métier. Le journalisme est un métier noble mais difficile. La première fonction et à vrai dire le premier devoir d’un journal d’information comme le vôtre est naturellement d’informer. Objectivement s’il se peut, en tout cas en toute conscience. Votre premier devoir était donc, quand vous avez appris ces événements (et non pas dix jours plus tard), d’envoyer un de vos collaborateurs se renseigner sur place sur ce qui s’est passé exactement afin de le relater ensuite dans vos colonnes.

Vous avez ainsi oublié de rapporter à vos lecteurs l’objet du mécontentement des étudiants. Cela les aurait pourtant beaucoup intéressés. Cela leur aurait permis en même temps de se faire une opinion personnelle. Ils n’ont eu hélas droit qu’à la vôtre. Vous auriez pu pourtant leur apprendre qu’il est des Algériens pour penser qu’on ne peut pas parler de la poésie kabyle ancienne à des universitaires algériens.

La poésie kabyle fait partie du patrimoine national

Nous sommes cependant quelques-uns à penser que la poésie kabyle est tout simplement une poésie algérienne, dont les Kabyles n’ont pas la propriété exclusive, qu’elle appartient au contraire à tous les Algériens, tout comme la poésie d’autres poètes algériens anciens comment Ben Mseyyeb, Ben Triki, Ben Sahla, Lakhdar Ben Khlouf, fait partie de notre commun patrimoine.

En second lieu, un journaliste digne (et il en est beaucoup, je vous assure) considère que l’honnêteté intellectuelle, cela existe, et que c’est un des beaux attributs de la fonction – même et surtout quand on écrit dans un organe national : là moins qu’ailleurs on ne peut se permettre de batifoler avec la vérité.

Je parle de la vérité des faits, car pour celle des idées il faut une dose solide d’outrecuidance pour prétendre qu’on la détient. Mais visiblement pareil scrupule ne vous étouffe pas. Avec une superbe assurance et dans une confusion extrême vous légiférez ; mieux : vous donnez des leçons.

Vous dites la volonté, que vous-même appelez unanime, du peuple algérien comme si ce peuple vous avait par délégation expresse communiqué ses pensées profondes et chargé de les exprimer. Entreprise risquée ou prétention candide ? Quelques affirmations aussi péremptoires dans la forme qu’approximatives dans le fond peuvent être l’expression de vos idées (si l’on peut dire) personnelles. Pourquoi en accabler le peuple ?

Il n’est naturellement pas possible de traiter en quelques lignes la masse des problèmes auxquels vous avez, vous, la chance d’avoir déjà trouvé les solutions. Je vais donc tenter de ramener à quelque cohérence la confusion des points que vous évoquez.

Vous me faites le chantre de la culture berbère et c’est vrai. Cette culture est la mienne, elle est aussi la vôtre. Elle est une des composantes de la culture algérienne, elle contribue à l’enrichir, à la diversifier, et à ce titre je tiens (comme vous devriez le faire avec moi) non seulement à la maintenir mais à la développer.

Mais, si du moins j’ai bien compris votre propos, vous considérez comme impossible le fait de vouloir le développement de cette culture avec ce qu’en vrac et au hasard de votre plume vous appelez les valeurs arabo-islamiques, l’indépendance culturelle, etc.

Vous êtes naturellement libre d’avoir une pareille opinion. Ce n’est pas la mienne. Je considère personnellement qu’au fond de culture berbère, qui nous est commun à tous, l’islam et les valeurs islamiques sont venues apporter un élément essentiel à la définition de notre identité. Je considère que l’islam des premiers siècles a été un instrument de libération et d’émancipation de l’homme maghrébin. Je pense que par la suite il a été le ciment idéologique de la résistance nationale aux menées espagnoles et portugaises sur nos côtes. Naturellement, entre les différents visages qu’il peut prendre dans la réalité, j’opte quant à moi pour le plus humain, celui qui est le plus progressiste, le plus libérateur, et non pour le visage différent qu’il a pu présenter aux heures sombres de notre histoire.

Une diversité refusée dans les faits

La contradiction visiblement ne vous gêne pas. « La nation algérienne, écrivez-vous, a trouvé son unité dans sa diversité. » Voilà un sain principe, mais comment le conciliez-vous avec l’article que vous venez de commettre ? Cette diversité que vous êtes fier d’affirmer dans les mots, cela ne vous gêne pas de la refuser aussitôt dans les faits ? Si je comprends bien, vous voulez vous donner en même temps le beau rôle d’un libéralisme de principe avec les avantages de la tyrannie idéologique, en un mot être en même temps progressiste dans les termes et totalitaire dans les faits. Ne vous y trompez pas : ce genre d’agissements n’a pas la vie longue. On peut tromper tout le monde quelque temps, on peut tromper tout le temps quelques hommes, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. C’est un autre que moi qui l’a dit au XIXe siècle et l’adage depuis a toujours été vérité.

Le véritable problème est donc premièrement dans la conception étrange que vous avez de votre métier. Que vous soyez totalitaire, c’est votre droit, mais vous concevrez aisément que d’autres Algériens préfèrent à la pratique des slogans contradictoires celle de l’analyse honnête. Le véritable problème est deuxièmement dans la vision que vous voulez imposer à la culture algérienne, évoluant entre l’oukase et la déclaration de bonne intention toujours démentie dans les faits.

L’unité algérienne est une donnée de fait. Elle se défini, comme incidemment vous l’avez écrit, dans la diversité, et non point dans l’unicité. A cette unité dans la diversité correspond une culture vivante. La culture algérienne est, dites-vous, « sortie de ses ghettos, de ses inhibitions et de ses interdits ». Votre article est la preuve éclatante qu’hélas elle y est enfoncée jusqu’au cou.

Mais soyer tranquille : elle en a vu d’autres, la culture algérienne, et une fois de plus elle s’en sortira. Elle s’en sortira, car « toute tentative d’imposer quelque chose à notre peuple est vaine et relève de l’irresponsabilité ». C’est votre propre prose. Dommage que vous n’y croyiez pas !

Mouloud Mammeri. 

Extrait de : Le Matin de Paris, le 11 avril 1980.

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À la fin, Mouloud Mammeri et sur témoignage de ben Ouda (Ancien ministre de la communication à l’époque du parti unique FLN), il a participé activement à la rédaction du manifeste défendu à l’ONU sans qu’il le révèle dans sa repense parce que Mammeri est un homme humble.

Et à sa mort, des centaines de milliers de personnes sont venus dans son village natal lui rendre un dernier hommage et son œuvre est devenu universelle.

Quant à kamel belkacem, il suffit de savoir qu’à sa mort, il est enterré en Espagne sans que personne ne se souvienne d’une quelconque œuvre de sa part, si ce n’est ce petit torchon sur Mammeri.

LA RELIGION, UN FAUX PRETEXTE AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Les 193 États membres de l’ONU se sont accordés vendredi sur une déclaration dénonçant les violences faites aux femmes. Les pays musulmans ont accepté un paragraphe soulignant qu’ »aucune considération religieuse » ne pouvait justifier des violences.

Occidentaux et pays musulmans ont surmonté vendredi leurs profondes divergences pour s’accorder sur une déclaration de l’ONU qualifiée d’historique qui dénonce les violences faites aux femmes et définit un code de conduite pour les combattre.

A l’issue de près de deux semaines de négociations à New York entre les 193 Etats membres de l’ONU, l’Iran, la Libye, le Soudan et d’autres pays musulmans à l’origine très réticents ont accepté d’inclure dans cette déclaration un paragraphe soulignant que la violence contre les femmes et les filles ne pouvait se justifier « par aucune coutume, tradition ou considération religieuse ».

De leur côté, les pays occidentaux, notamment scandinaves, qui poussaient à l’adoption d’un texte vigoureux ont fait des concessions sur le chapitre des droits des homosexuelles et des droits sexuels.

Plus de 6.000 représentants de la société civile participaient depuis le 4 mars à cette 57e session annuelle de la Commission de l’ONU sur le statut de la femme. Des applaudissements nourris et des cris de joie ont salué l’annonce de l’adoption du texte tard vendredi soir au siège de l’ONU à New York.

 

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Michelle Bachelet, directrice exécutive de ONU Femmes

Michelle Bachelet, directrice exécutive de ONU Femmes, a qualifié la réunion d’ »historique ». Juste après, l’ONU a annoncé que Mme Bachelet quittait son poste pour reprendre sa carrière politique au Chili, dont elle a été présidente.

Au cours des négociations, l’Iran, le Vatican ou la Russie s’étaient ligués dans une alliance conservatrice, selon des diplomates, pour tenter d’édulcorer le projet de déclaration finale soutenu par les Etats-Unis, le Canada et les Européens, notamment la Norvège et le Danemark. Cette impasse a menacé jusqu’à la dernière minute de faire échouer la réunion, comme cela avait été le cas en 2003.

Les pays conservateurs s’opposaient aussi à ce que des relations sexuelles imposées à une femme par son mari ou son compagnon soient considérées comme un viol et contestaient des références dans le texte au droit à l’avortement.

Les Frères musulmans en Egypte ont estimé vendredi que le texte en discussion à l’ONU était contraire à l’islam et conduirait à la « déchéance totale de la société » en cas d’adoption.

« La Commission demande instamment aux Etats de condamner avec force toutes formes de violence contre les femmes et les filles et de s’abstenir d’invoquer toute coutume, tradition ou considération religieuse pour se soustraire à leur obligation de mettre fin » à cette violence, proclame la déclaration.

Elle ajoute que les Etats doivent « accorder une attention particulière à l’abolition des pratiques et des lois discriminatrices envers les femmes et les filles ou qui perpétuent ou considèrent comme acceptable la violence exercée à leur égard ».

Les pays doivent « traiter et éradiquer en priorité les violences domestiques », souligne le texte.

« C’est le type de language susceptible de faire grincer des dents en Iran et dans les autres pays musulmans qui prônent un islam radical », a estimé un diplomate occidental présent à la réunion.

La conférence s’est tenue dans un contexte de mobilisation après l’attaque des talibans en octobre contre une adolescente pakistanaise, Malala Yousafzai, qui luttait pour promouvoir l’éducation des filles dans son pays, et le viol collectif d’une jeune Indienne en décembre dernier.

Selon un rapport de la Banque mondiale évoqué à la conférence, les femmes âgées de 15 à 44 ans sont plus nombreuses à décéder de mort violente que du paludisme, du sida ou du cancer réunis.

Habiba Djahnine reçoit le prix Prince Claus 2012

UNE CÉRÉMONIE A ÉTÉ ORGANISÉE MERCREDI SOIR À ALGER
Habiba Djahnine reçoit le prix Prince Claus 2012

Habiba Djahnine reçoit le prix Prince Claus 2012 dans Culture habiba-djahnine
La cérémonie de remise du prix Prince Claus d’Amsterdam pour la culture et le développement 2012, organisée par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas à Alger, a eu lieu mercredi dernier.

La lauréate est l’écrivaine et documentariste Habiba Djahnine. Après Fellag en 1999, les éditions Barzakh en 2010, Habiba Djahnine est la troisième algérienne à recevoir ce prix. Après une courte projection vidéo relatant le parcours de la lauréate, l’ambassadeur du royaume des Pays-Bas a pris la parole pour présenter la lauréate et la fondation Prince Claus qui attribue, chaque année, des prix à des artistes, intellectuels et acteurs de la vie culturelle pour la qualité de leur travail et l’impact de leurs activités.

Concernant Habiba Djahnine, il appuiera que “notre lauréate a souvent réussi à démystifier la caméra”. L’orateur – qui citera dans son discours l’initiative du groupe de travail sur la politique culturelle en Algérie (initié par des jeunes issus de la société civile : artistes, écrivains, simples citoyens, etc.) – a ensuite lu le compte rendu du jury de la Fondation Prince Claus.

La lauréate – initiatrice des ateliers de documentaires “Béjaïa Doc” – montera sur scène pour recevoir, ensuite, sa récompense et choisira dans son discours de rendre hommage aux artistes et intellectuels arabes, dont les pays traversent de grands bouleversements.

Elle déclarera, en outre, avoir été “surprise” par ce prix auquel elle ne s’attendait pas. Par ailleurs, dans son compte rendu, le jury a expliqué son choix de Habiba Djahnine (réalisatrice de plusieurs documentaires, notamment “Lettre à ma sœur”, “Retour à la montagne”, Autrement citoyens), en soulignant : “La Fondation Prince Claus rend hommage à Habiba Djahnine pour le souffle qu’elle redonne au cinéma algérien ; pour la réalisation de documentaires sensibles et ambitieux sur les réalités d’aujourd’hui ; pour sa vision et son attachement à encourager, mobiliser et guider de nouvelles générations de professionnels du cinéma engagés dans la vie sociale ; pour le courage avec lequel elle défend la liberté d’expression et pour sa façon d’élargir les grands débats du monde arabe”.
Par la suite, le documentaire “Safia, une histoire de femme” de Habiba Djahnine a été projeté.

Le film raconte, avec pudeur et retenue, l’histoire de Safia, une femme victime de violences conjugales. Les témoignages et autres confidences de Safia dessinent le portrait d’une femme courageuse qui a réussi à retrouver sa liberté et sa dignité.

BIOGRAPHIE:

Habiba Djahnine est documentariste. Née en 1968 en Kabylie ( BEJAIA), elle est militante politique et féministe durant les années 80 et 90. Le 15 février 1995, sa sœur Nabila est assassinée à Tizi-Ouzou : c’est la première fois qu’une féministe tombe sous les balles des islamistes lors de cette décennie noire. « Lettre à ma sœur », sorti onze ans plus tard, revient sur son parcours à travers des entretiens avec ses proches. Après ce premier film, diffusé dans de nombreux festivals, suivront entre autres « Autrement citoyens », tour d’horizon d’initiatives d’associations algériennes, « Retour à la montagne », réflexion sur le développement durable dans les montagnes, et « Avant de franchir la ligne d’horizon », qui pose la question du militantisme depuis 1988. Habiba Djahnine créé également en 2003 Béjaïa Doc, atelier de formation à la réalisation ainsi que les Rencontres du cinéma documentaire de Béjaïa. Parole ouverte à cette femme hors normes, rencontrée dans un café algérois.

« Il n’y a pas de cinéma en Algérie, il y a seulement des cinéastes qui travaillent, c’est catastrophique ! C’est très compliqué de produire un film dans ce pays, d’obtenir un financement de l’État, à cause de ses critères : il n’y a pas de liberté de création. Il existe un cinéma de commande, défini par le ministre de la culture. On en a l’exemple cette année avec Tlemcen 2011, capitale de la culture islamisque: on reste dans une démarche de cinéma réalisé pour une occasion précise.

Dans tout ça, le terrorisme a bon dos. Car il y a une véritable volonté de museler toute la culture en Algérie. On essaie de créer quelque chose, à côté, avec des financements d’ONG par exemple, mais ce n’est pas encore une alternative. Pour faire de vrais films, il faut une volonté politique.

Le public est en attente de films, mais il a perdu l’habitude d’aller au cinéma, d’autant plus qu’il n’y a pas de réseau de distribution et que la quasi majorité des salles ont fermé, comme à Alger. Nous avons essayé de monter un réseau de ciné-club mais c’est difficile. Quelques documentaires sont distribués à l’étranger et vivent surtout au sein des festivals. « Lettres à ma soeur », par exemple, a été beaucoup vu car j’ai moi-même organisé sa diffusion.

Il n’y a pas véritablement de cinéma documentaire dans ce pays, on produit surtout de la fiction et du reportage. On doit être cinq ou six documentaristes, au regard très personnel. Il n’y a jamais eu de travail sur l’image en Algérie : les images viennent de l’extérieur et les jeunes ne s’y identifient pas. Il faut qu’ils les fabriquent eux-même. C’est pour ça que nous avons monté Bejaïa Doc en 2003 : c’est une formation qui accueille quatre à huit stagiaires pendant une année au cours de laquelle ils font un film. Chacun tourne dans sa ville, sur tout le territoire algérien, les résultats sont très variés selon les années ! Les Rencontres du film documentaire, en octobre de chaque année, sont un lieu de travail, de réflexion autour des projections, qui prolonge ce qui se fait dans l’atelier. (A voir ici trois films de stagiaires de la formation, édition 2007/2008).

Je ne suis plus militante

Au début des années 90, j’étais dans le premier noyau des féministes. Même si je me considère toujours comme féministe, je porte un regard très critique aujourd’hui sur l’évolution de ce mouvement, que j’essaie de saisir à travers mes films, les formations…

Il est très difficile de parler du militantisme. Le mouvement féministe a subi un clivage énorme en 1992 : certaines ont choisi de soutenir l’armée, d’autres ont continué sur le terrain le combat contre le pouvoir et la barbarie. On a assisté à la destruction acharnée de tous les lieux de réflexion de la société civile pendant les années 90. Le mouvement s’est vidé de sa masse militante et de son essence. A partir des années 2000, les ONG sont arrivées avec leur culture : elles ont formé à l’européenne les cadres associatifs féminines, avec des plans d’action, etc. Il y a des choses très intéressantes dans ce magma comme le CIDEFF (Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme) et le Réseau Wassila (réseau d’aide aux femmes victimes de violence). Aujourd’hui, il y a des bénévoles, mais il n’y a plus de militants. Les associations à dimension politique forte n’existent quasiment plus. Les militants constituaient les socles de la réflexion à l’intérieur de la société. Dans les années 80, ils étaient tout le temps dans la rue, ils participaient aux réunions politiques : c’était un mouvement social fort qui correspondait à une époque.

Personnellement, je suis engagée mais je ne suis plus militante, même si je reste très liée aux idées politiques. Des structures existent mais elles ne m’intéressent pas ; je ne suis plus liée à une région, dans un militantisme de fourmi. Je le considère plus comme un métier, dès qu’il se passe des choses graves comme par exemple à Hassi Messaoud, où je suis allée les soutenir, comprendre ce qui se passait. C’est une démarche personnelle alors que le militantisme rentre dans une démarche collective.

C’est dommage qu’il y ait un clivage entre société civile et partis politiques, cela montre qu’il y a une grande faiblesse dans la situation sociale. Elle est bien bousillée et il faudra des années pour que ça change : il y a une sorte de sidération par rapport à ce qu’il se passe. On n’arrive pas à exprimer ce que veut le peuple : il n’y a pas de projet social, pas de débat politique. Les gens ont envie de vivre après quinze ans de violence : et pour cela, il faut comprendre ce qu’il s’est passé ces dernières années.

Elles n’appartiennent à personne

A Hassi Messaoud, les femmes créent un nouvel espace, une nouvelle géographie de cette région, à travers leur façon d’habiter, de faire les courses, de travailler… Elles sont des soutiens de famille à 25-28 ans ! Elles ont des responsabilités incroyables. Elles choquent par cela car elles n’appartiennent à personne. Il s’agit d’un phénomène de masse complètement nouveau. Les femmes subissent des tensions mais veulent vivre comme ça, elles ont un courage exceptionnel. Certaines jeunes filles ont été violées mais ne veulent pas partir. Ça veut bien dire qu’elles y trouvent leur compte ! Elles n’ont aucune conscience collective, politique, mais sont solidaires entre elles. Il y a quelque chose de nouveau qui se dessine. »

Communiqué du collectif des associations de la commune d’Illoula Oumalou (Tizi-Ouzou)

Communiqué du collectif des associations de la commune d’Illoula Oumalou (Tizi-Ouzou) dans Actualité images-21-300x116Le journal oriental, «Echourouq», qui ne voit le jour que pour servir l’arabisme et refouler le kabyle, monte d’un cran dans l’expression publique de son racisme primaire vis-à-vis de la Kabylie et de Tamurt n yiqbayliyen (la patrie des kabyles). Hélas, notre Illoulen ou Malou la chère indissociable de la Kabylie ; grande nation Amazighe, ne peut plus résister à ses insultes nazi, des insultes venus d’un pouvoir qui se comporte comme colonialiste.

Si quelqu’un veut comprendre quelle place que réserve les dirigeants de l’Algérie officielle pour les Illoulen ou Malou , l’organe de la wilaya trois, il suffit que de lire le journal des (Echourouq) qui dénigre nos mères, dénigre nos hommes, qui contrains leurs projets assimilationniste ,colonialiste, nos hommes et nos femmes qui ont depuis toujours produit des idées de respect et de reconnaissance de l’autre, une énième fois nous assistons à des news-colonialistes qui ciblent les populations des villages des Illoulen de Kabylie par une presse financée par l’argent du peuple en portant directement atteinte à la dignité kabyle au profond même de sa société : les femmes et les enfants kabyles : Les femmes; parce que sont les gardiennes des valeurs et des traditions ancestrales qu’elles réussissent à transmettre malgré le matraquage idéologique entrepris par l’Etat négationniste d’Alger; et les enfants pour être l’avenir, le futur de cette Kabylie de cette Afrique du nord qu’ils aspirent à faire descendre à leur propre niveau, celui du reniement de l’histoire, de la langue et de la civilisation amazighes de façon à les réduire à leur propre statut ; celui de vulgaires copies, même pas « conforme », de l’identité arabo-islamique. 

Ainsi, revenons à l’intention du général ou du colonel «Echourouq». Le journal des terroristes diabolisés à l’image de son idéologie raciste qu’est l’arabisme, a commis un article dont le titre, à lui seul, est révélateur des objectifs infects qui le sous-tendent : « Les femmes mettent au monde leurs enfants dans la rue, les enfants vont à l’école sur des ânes ».

C’est toute la haine nourrie envers cette région qui dégouline de ce titre injurieux, réservé, et l’on sait pourquoi, aux villages de la commune d’Iloula Oumalou. Parce qu’elle a enfanté des braves qui se sont donné corps et âmes pour combattre le colonialisme d’hier, parce qu’elle a donné naissance à un leader qui a refusé votre colonialisme d’aujourd’hui caché sous le nom et le drapeau de l’Algérie. 

Nous demandons à nos frères n Le∑erc n yillulen et nos Tijemuya∑ n Tudrin d Iloulen ou Malou, comment ils restent indifférents devant toute ces injures maladives blindées de haine à notre égare, du journal « Echourouq », qui insulte nos femmes et nos mères.

Si vous décrivez la vie misérable de notre région, parce que tous simplement l’argent et les pétro dollars qui doivent être investis dans le développement de ce malheureux pays, vous dirigeants Monsieur le « journaleux », méfient criminels les versent dans le financement des journaux qui colonise l’Algérie, dans les groupes terroristes qui sabotent la Kabylie.

Vous général que vous êtes, ou colonel du (DRS) ou responsable politique de (OUDJDA) à la tête des (Echourouq), vous devez savoir que votre système est le plus mellifique et diabolique que l’Afrique du nord a vu durant toute son histoire, que votre colonialisme est le plus féroce, car ce new impérialisme est venu au nom d’une Algérie que nos prédécesseurs souhaitaient qu’elle soit libre est démocratique.

Nous voulons demander à ce journal qui s’occupe des insultes à notre encontre, de faire une véritable enquête sur ceux qui ont assassiné Tahar DJAOUT, sur ceux qui ont assassiné BOUDIAF, sur les scandales de la mafia-politico-financière, mais de faire l’enquête sur les véritable enjeux des kidnappings en Kabylie, sur la véritable intention du quadrillage militaire de notre Illoulen ou Malou et chère Kabylie , sur ces crimes des Etats que vous appelez dans vous journaux (bavures militaires), sur les donneurs d’ordre d’assassiner notre brillant lycéen MHENNI par des armes de guerre de votre gendarmerie . Aussi sur le racisme et marginalisation économique de notre commue, nous demandons à vous apparatchiks de l’occident et du moyen orient jusqu’à l’Arabie saoudite, de définir quels genre d’investissent que votre système envisageait en Kabylie depuis 1962, aucune usine publique, aucun hôpital aucune salle des sports.

Vous nous disiez que les citoyens de cette commune «ne survivent que grâce à la charité de l’Etat à travers des dons distribués au niveau du siège de l’APC», peut-être c’est vrais vous distribuez de l’argent à la clientèle Harki du système étatique Harki Algérien que vous avez placé un peu partout sur le territoire appelé Algérien, 
Vos propos parlent du «chômage», «dégradation des routes», «impossible de se déplacer la nuit», «absence de transports scolaire » «se déplacent sur des ânes pour aller à l’école» toute cette constatation reflète l’image de votre régime corrompu et colonialiste harkis accentué par « l’occident » et le « Machriq », un régime qui tiraillé l’Algérie et qui colonise les algériens, notamment la Kabylie qui doublement colonisée.

Enfin n’oubliez pas que vous êtes les premiers ennemis de l’Algérie qui complotent avec le new impérialisme économique de l’occident et idéologique du moyen orient, n’oubliez pas que surtout votre système nous colonise et colonise tout les Algériens notamment les autochtones kabyles, ou Mzab Chaoui ou Chlouh, Chenoui ou Targui, ces dernies sont en train de subir des assauts de l’aviation et de l’armée française qui à partir du territoire Algérien, donc vous, les meilleurs collaborateurs.

Et nous les lycéens nous avons compris maintenant pourquoi cette guerre totale contre notre commune, contre la Kabylie et contre l’Algérie.

« Le collectif des associations de la commune d’Illoula Oumalou »
ILLOULA OUMALOU, le 14 Mars 2013

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