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La double trahison des Marocains qui gouvernent en Algérie

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Les MALGACHES, 15/02/1959

« Sommes-nous vraiment gouvernés par des Algériens ? » Cette lancinante question, tout citoyen qui a eu affaire à l’administration, à la justice ou au pouvoir se l’est déjà posée à maintes reprises comme un éternel refrain. Au fil des générations, depuis 1962, la rumeur publique a accusé tour à tour « hizb frança » (parti de la France), les DAF (déserteurs de l’armée française), les harkis et tous les services de renseignement réunis (Mossad, KGB, CIA, DGSE, etc.) de se cacher derrière la Sécurité militaire (SM) le cœur du pouvoir algérien.

Cette douteuse et malsaine impression que les dirigeants de l’État n’aiment ni l’Algérie ni son peuple a toujours plané autour de la relation gouvernants-gouvernés. On a tous remarqué cette terrible malsaine habitude des membres de la nomenklatura qui, dès qu’ils n’occupent aucune fonction officielle, « fuient à l’étranger » dont ils ne consentent à revenir que pour occuper un nouveau poste. D’où les appellations de« mercenaires » ou de « coopérants » dont ils ont été affublés par les nombreux cadres algériens dont la promotion a été barrée ou sabotée par ces pontes du régime.

Les Marocains du Malg de Boussouf

La vérité vient enfin d’être révélée par un de ces hommes de l’ombre qui font et défont les institutions du pays selon leur bon vouloir. Le journal Le Soir d’Algérie (1) a ouvert ses colonnes à son honorable correspondant Med Chafik Mesbah, ancien officier du DRS, qui a interviewé le colonel Ali Hamlat, ancien responsable des services techniques de la SM. D’après l’auteur, ce témoignage a été rédigé en 1999 sous le titre explicite : « Voilà comment sont nés les services secrets algériens », mais il ne le révèle que maintenant sans expliquer la raison de ce retard.

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Mohamed Chafik Mesbah, Politologue et ancien officier du DRS.

Le colonel Hamlat lève donc « le voile sur cette première promotion des cadres de la Wilaya V, dont les membres ont, effectivement, constitué, pour la plupart, l’ossature du Malg ». À la question « Sur le plan social, quelle était l’origine des membres de cette promotion Larbi Ben M’hidi ? », Hamlat répond sans hésitation : « tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d’agriculteurs établis au Maroc de longue date. La petite bourgeoisie, pour utiliser une formulation marxiste ».

Selon lui : « Le recensement effectué par l’Association des anciens du Malg a permis de situer à soixante-douze le nombre de stagiaires de cette promotion. »

Leur directeur de stage, Khelifa Laroussi, mystérieux adjoint du mystérieux Boussouf, et père du golden boy déchu Rafik Khalifa, leur avait décrété : « Vous êtes les futurs ministres de l’Algérie indépendante ! »Selon les dires du colonel Hamlat, Boussouf leur avait déjà tracé les feuilles de route du contrôle du futur État algérien : « La première concernait la mission de contrôle au sein des unités de l’ALN. Ce contrôle était indispensable pour maîtriser l’évolution de la lutte armée et répondre aux exigences du combat et du commandement. D’autant que la qualité de l’encadrement militaire des unités était à parfaire au regard des faibles qualifications des moudjahidine de la première heure. La seconde se rapportait à la nécessité d’exploiter utilement la masse d’informations recueillies… par tout moyen disponible. En rapport avec les transmissions, mais aussi des informations recueillies auprès de prisonniers et toute autre source susceptible d’améliorer notre capital documentaire. »

Le contraste du mode de vie des « Malgaches » (*) reconnu par Hamlat est déjà significatif de la différence d’état d’esprit entre les moudjahidines de l’intérieur et les « planqués » de l’extérieur. « Ces lycéens et étudiants vivaient, au Maroc, dans des conditions de vie parfaitement pacifiques et heureuses. Des conditions qui étaient tout à fait déséquilibrées, cependant, par rapport à celles de leur peuple et de leurs frères étudiants qui mourraient en Algérie. »

Le colonel Hamlat cite quelques noms connus de cette fameuse promotion des Marocains du MALG : Hadjadj Malika, Miri Rachida, Hamid Ghozali, Abdessmed Chellali, Berri Mustapha, Mohamed Semache, Kerzabi Smail, Abdallah Khalef (Kasdi Merbah), Abdelkader Khalef (Kamal), Mustapha Khalef (Kamel), Ali Tounsi (Ghaouti), Ahmed Zerhouni (Ferhat), Hadj Azzout (Nacer), Mohamed Laâla (Kaddour), Chérif Belkacem (Djamel), Abdelaziz Maoui (Sadek), Noureddine Delleci (Rachid), Abdelhamid Temmar (Abdenour), Abdallah Arbaoui (Nehru), Hassen Bendjelti (Abderazak), Ahmed Bennai (Hassan), Sid-Ahmed Osman (R’zine), Abderrahim Settouti (Bouzid), Khelladi Mohamed (Tahar), Boualem Bessaïeh (Lamine), Mohamed Morsly (Abdelaziz).

Hamlat cite aussi les noms de deux riches familles marocaines qui ont offert leurs maisons et leurs fermes pour abriter les stages du Malg. Il s’agit des familles Benyekhlef et Bouabdallah. L’un des fils Bouabdallah est actuellement le PDG d’Air Algérie.

Le colonel Hamlat raconte l’engouement des jeunes Marocains ou soi-disant « Algériens de longue date »qui ont rejoint les cellules du FLN disséminées à travers le Maroc. En fait, la plupart d’entre eux militaient déjà dans les cellules lycéennes du Parti nationaliste marocain de l’Istiqlal de Allel El Fassi. Bouteflika était même responsable de la cellule de son lycée à Oujda. Leur transfert naturel dans les rangs du FLN a été facilité par l’esprit révolutionnaire maghrébin, l’idéal du réveil musulman contre le joug colonial et l’ambition de libérer la riche Algérie dont les colons avaient fait un eldorado. Il faut rappeler que cet engouement nationaliste en faveur de la guerre de libération existait aussi à travers tout le monde arabe. Au Liban, Irak, Syrie, Égypte, etc., des jeunes manifestaient dans les rues et voulaient s’enrôler dans les rangs de l’ALN. Ce phénomène existe encore de nos jours chez les jeunes musulmans qui se sont engagés en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Irak, etc. Il est connu que de nombreux Européens et Arabes ont combattu aux côtés des moudjahidines de l’ALN et du FLN. Ils n’en ont pas pour autant dissimulé leur origine, comme l’ont fait en masse les Marocains recrutés par Boussouf dans l’objectif de prendre le pouvoir.

Qui était vraiment Abdelhafid Boussouf ?

En lisant l’interview, on ne peut s’empêcher de remarquer que M. C. Mesbah déroule « sous les paroles » du colonel Ali Hamlat toute une démonstration savante comme si Boussouf réfléchissait déjà en 1955 comme un stratège d’aujourd’hui qui avait tout prévu. La conception stratégique et futuriste de l’opération de formation, le professionnalisme de son organisation et son déroulement, « l’intuition psychologique » de Boussouf, la « profusion de moyens dont il a pu disposer au Maroc »… prêtent aujourd’hui à sourire.

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Abdelhafid Boussouf, membre fondateur du MALG

D’où donc Boussouf tenait-il ce professionnalisme et cette redoutable efficacité ? On est encore très étonné de ses choix très judicieux de collaborateurs professionnels, tous DAF, comme le « technocrate » Laroussi Khalifa, l’officier de transmission Omar Tellidji et le baroudeur Abdallah Arbaoui. Était-il donc un « prophète » ou un génie de la formation et de l’organisation militaire ? Ou plutôt a-t-il été lui-même formé, encadré et coaché et par qui ? Pourquoi Boussouf a-t-il recruté ses stagiaires et agents uniquement au Maroc et n’a-t-il pas fait venir des volontaires de toutes les régions d’Algérie ? Voilà les vraies questions que devrait poser aux autres et se poser à lui-même Chafik Mesbah dans le flot de sa phraséologie débridée.

Cinquante ans et plusieurs assassinats et règlements de comptes après l’indépendance, il y en a assez de cette insupportable suffisance qui consiste pour les Malgaches à faire passer Boussouf pour un génie supérieur aussi bien à toute la génération militante qui a généré le 1er novembre, qu’à toute l’intelligentsia militaire française qui sortait d’une capitalisation militaire de plusieurs guerres.

Sans oublier que les leaders de la guerre de libération tombaient comme des mouches sur dénonciation ou dans des embuscades ou sur des repérages de leurs appareils de transmission fournis par la logistique de Boussouf… quand ils n’étaient pas appelés au Maroc pour y être assassinés comme le regretté Abane Ramdane. Sans compter l’énigmatique détournement d’avion qui a neutralisé cinq dirigeants historiques de la révolution qui, à part Mostefa Lacheraf, ont connu des destins très douloureux dès leur libération. Tout cela dans une étonnante impunité, ou plutôt une tolérante protection dans un Maroc sous protectorat français.

Les nombreux et illustres historiens français de la guerre d’Algérie n’ont pas abordé ces questions qui fâchent. Il appartient toujours aux historiens algériens de fouiller un peu mieux les méandres de notre histoire de libération… si on les laisse faire.

La Sécurité militaire sous contrôle des Marocains du Malg

Pendant que les valeureux moudjahidines tombaient au champ d’honneur dans les maquis algériens, les « Marocains du Malg » se formaient et s’entraînaient avec « l’armée des frontières ».

Dès la proclamation de l’indépendance le 5 juillet 1962, le clan d’Oujda fomente son premier coup d’État en destituant violemment le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) basé à Tunis et impose un authentique Marocain à la tête de l’État. Ahmed ben Mahjoub ben Embarek dit Ben Bella est un marrakchi de père et de mère. Sa biographie officielle le fait naître à Maghnia, mais le culte du mensonge du pouvoir algérien est tel qu’il est permis d’en douter. Il a longtemps caché sa marocanité comme une tare avant de l’avouer publiquement. Une des impostures les plus cocasses des gouvernants algériens est à mettre à son actif. Lors de la guerre des sables de 1963 lancée par Hassan II, il s’était écrié : « Hagrouna el marrakchia ! »

Mais durant le court épisode Ben Bella, qui fut destitué par le coup d’État du 19 juin 1965, et à l’ombre de Boumediene qui était ministre de la Défense, les Marocains du Malg ont pris toutes les commandes de la Direction de la Sécurité militaire en la structurant. Le directeur de la SM, Kasdi Merbah, assassiné en 1993, a été présenté jusqu’à aujourd’hui comme un Kabyle né à Beni Yenni et ayant vécu au Maroc. C’est un mensonge d’État. De son vrai nom, Abdallah Khalef, c’est un authentique Marocain dont la famille est originaire et vit encore à Sidi Kacem. Il a étudié à Fès où il a connu ses futurs compagnons du Malg. Il a dirigé la SM depuis sa création en 1963 jusqu’à 1979.

Son 1er adjoint, le colonel Nourredine Zerhouni dit Yazid est également un authentique Marocain, ainsi que son frère Ferhat, également haut responsable à la SM. S’il y a bien une famille qui ne peut nier son origine marocaine, c’est la famille Zerhouni dont le nom vient du djebel Zerhoun accolé à la ville Moulay Idriss Zerhoun, située à 25 km de Meknès, devenue ville sainte depuis qu’elle abrite le sanctuaire du fondateur de la dynastie Idrisside, Idris 1er.

Malgré l’évidence de son origine, Nourredine Zerhouni continue de mentir comme il respire. Dans un récent article biographique édulcoré et narcissique sur son parcours où il se vante d’avoir enrôlé en 1962 le sous-lieutenant d’artillerie Mohamed Mediene futur général Toufik, il décrit « une enfance tunisienne (il est né en 1937 à Tunis) et une adolescence marocaine (dans la région de Fès) ». (2) Le journaliste d’origine marocaine comme son nom l’indique, Chérif Ouazani, a oublié que dans un précédent article laudateur, il avait écrit dix ans plus tôt avec un certain Mohamed Sifaoui que « Zerhouni était né en 1938 au Maroc ».(3)

Zerhouni, bras droit de Kasdi Merbah, l’avait aidé à structurer la SM, dirigé la Direction du Renseignement extérieur (DRE), géré le contre-espionnage et créé le Service Action commandé par le sinistre Abdallah Benhamza. Ce tortionnaire, qui avait fait des aveux à la presse par la suite, était chargé de réprimer durement les opposants communistes et berbéristes. Kasdi Merbah, les frères Zerhouni, Ali Tounsi et tous les Marocains formés par Boussouf et structurés dans la SM ont semé la terreur au sein de la population. Après l’éviction de Merbah, Zerhouni prend la tête de la SM de 1979 à 1982. À la suite de quoi, il fut nommé ambassadeur à Mexico puis Washington avant de prendre sa retraite en 1989.

Après l’élection de Bouteflika en 1999, Zerhouni le rejoignit à la présidence avec l’ambition de devenir ministre de la Défense. Face au refus catégorique des généraux d’avoir leur ancien patron comme chef, il s’octroya le ministère de l’Intérieur. Cela fait maintenant dix ans qu’il sème de nouveau la terreur dans toute l’Algérie et en particulier en Kabylie, région qu’il déteste particulièrement. Il est secondé pour cela par son compatriote le Marocain Dahou Ould Kablia, né en 1933 à Tanger, qui est actuellement ministre des Collectivités locales. Il est aussi le président de l’association des anciens du Malg et s’est révélé être un lamentable négationniste qui s’est permis récemment de nier l’aide arabe en la qualifiant de mythe.

Zerhouni peut compter également sur son ami d’enfance, Ali Tounsi, originaire lui aussi de la région Fès-Meknès, et qu’il a trouvé installé à la tête de la DGSN depuis 1995. Auparavant, le colonel Ali Tounsi faisait partie de l’équipe dirigeante des Marocains de la SM en qualité de responsable de la sécurité de l’armée, avant d’être radié des effectifs pour délit d’homosexualité.

Afin que les policiers de base ne sachent rien du passé de leur chef, le site de la DGSN ne mentionne absolument rien sur la biographie d’Ali Tounsi.

Le culte du secret qui couvre le passé et le présent de la carrière des dirigeants militaires n’a pas permis aux journalistes ni aux historiens de déceler leur véritable origine. Eux savent tout sur tous les Algériens et les Algériens ne savent rien sur eux. Plusieurs générations d’officiers de la SM ont fait des enquêtes d’habilitation sur les cadres de la nation sans se rendre compte que leurs propres chefs n’étaient pas Algériens.

On citera à titre d’exemple le cas du général Salim Benabdallah dit Slim, « né en 1938 à l’Ouest ». De la même génération que Zerhouni, il a occupé des fonctions stratégiques en qualité de directeur des Relations extérieures au MDN de 1990 à 1996. Cette structure du renseignement coiffe l’ensemble des attachés militaires affectés dans les ambassades algériennes. En 1999, Bouteflika lui confie la direction du protocole en voulant faire de lui le maître de la sécurité à la présidence en coiffant la direction de la sécurité et la protection présidentielle (DSPP). Le DRS l’en a empêché en maintenant à la présidence un autre « Marocain du Malg », le général Hassan Bendjelti dit Abderrezak, dont le « mensonge officiel » fait croire qu’il est le seul officier supérieur originaire du Sud, en raison de son bronzage prononcé.

On finira ce tableau par le plus illustre des Marocains, le président de la République Abdelaziz Bouteflika, né à Oujda en 1937. Ancien ministre des Affaires étrangères de 1963 à 1979, il a toujours menti sur ses origines marocaines. La biographie officielle le faisait naître à Tlemcen, notamment dans le document distribué aux membres de l’ONU, lorsqu’il fut élu président de l’Assemblée générale en 1974. Ce n’est que récemment que l’imposture a été dévoilée sur sa naissance et sa vie à Oujda où vit encore une partie de sa famille. Le mensonge public continue à faire croire que son père serait originaire de Tlemcen ou d’Aïn-Temouchent.

L’aura de l’immense chef d’État charismatique et populaire qu’était Houari Boumediene a ravalé toute cette faune d’espions et de diplomates au rang de fourmis travailleuses à son service et au service du pays. Son sens inné des équilibres du pouvoir et son nationalisme farouche a longtemps camouflé les réelles origines de son entourage sécuritaire et diplomatique passé maître dans l’art du mensonge et de la mystification. Après son décès en 1978 (par empoisonnement selon certaines révélations), les Marocains du Malg ont connu des flottements dans l’ombre du président Chadli Bendjedid, avant d’occuper en force le devant de la scène depuis l’élection de Bouteflika en 1999.

L’affaire des « magistrats faussaires »

Le système de cooptation des nominations en Algérie a introduit de nombreux Marocains dans les rouages stratégiques de l’État. Un des plus célèbres est l’actuel directeur de cabinet de la présidence Moulay Mohamed Guendil El Meknessi qui n’aurait acquis la nationalité algérienne qu’en 1972. Avant d’être nommé à de si hautes responsabilités par Bouteflika, il a longtemps été la cheville ouvrière du ministère de l’Intérieur dont il a grimpé tous les échelons (chef de daïra, wali, chef de cabinet, directeur, secrétaire général).

Les « moins menteurs » de ces très hauts fonctionnaires d’origine marocaine font situer leur lieu de naissance à Tlemcen. Comme Tlemcen est une « sœur de Fès » dont les relations remontent à plusieurs siècles, avec des « mariages mixtes » entre les deux villes, la marocanité des tlemcéniens est une évidence historique et géographique que seul le tracé frontalier colonial a pu brouiller virtuellement.

Deux Algériens courageux ont essayé de lever une partie du voile de cette imposture historique imposée au peuple algérien : Benyoucef Mellouk et Abderrahmane Mahmoudi.

Mellouk est une sorte de Don Quichotte algérien qui a révélé à ses supérieurs l’affaire des « magistrats faussaires » dès 1986. Alors qu’il était chef du service contentieux au ministère de la Justice, il a découvert des anomalies dans le passé et la carrière de certains magistrats originaires du Maroc et en a déduit que les diplômes et attestations d’anciens moudjahidines figurant dans leurs dossiers étaient faux. Il détient toujours 132 dossiers et une liste de 328 noms d’imposteurs qu’aucun responsable algérien ne veut voir. Il a été jeté deux fois en prison.

Abderrahmane Mahmoudi a quant à lui été le seul journaliste courageux qui a écouté Mellouk et rendu publique cette affaire en 1992, une très mauvaise année malheureusement. Mahmoudi fut d’abord jeté quelques mois en prison en même temps que Mellouk, puis placé sous contrôle judiciaire durant plusieurs années. Il fut contraint de fermer son journal, l’hebdo Libéré, après l’attaque d’un « commando terroriste » qui a mitraillé trois de ses employés dont son frère.

Mahmoudi est décédé en février 2007 des suites d’un cancer foudroyant. Quant à Mellouk, il continue à vivre une insupportable pression psychologique en prêchant dans le désert de la presse algérienne et en frappant à des portes qui ne s’ouvrent jamais, surtout celle de la présidence.

La double trahison des Marocains du Malg

On comprend mieux maintenant l’impuissance et l’illégitimité de Bouteflika, Zerhouni, des ministres marocains et même des « Marocains du Malg » face à l’omnipotence de l’appareil du DRS. L’importation des réflexes makhzéniens et d’allégeance ont construit autour de la SM un système qui s’est auto-bloqué. (4) Seul un séisme de forte intensité dans une faille du système peut débloquer les faux rapports de force qui s’annulent. Cette faille s’appelle aujourd’hui le général Toufik qui a jeté le déshonneur et l’opprobe sur toute l’armée avec toutes les exactions ignobles qu’il a commises depuis dix-huit ans. Tout le monde attend qu’il démissionne ou qu’il se suicide après la révélation de l’énorme scandale de l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine, comme tout soldat qui doit assumer seul l’infamie de ses actes.

Cinquante ans après l’indépendance, on peut mesurer aujourd’hui les dégâts de la double trahison des Marocains du Malg à l’égard de leurs deux pays. Ils ont érigé un mur d’incompréhension et de camouflage entre les Algériens et les Marocains, deux facettes d’un même peuple. À tel point qu’il y a quelques malheureux Kabyles qui se croient encore seuls au monde au fond de leur puits et ignore que le Maroc est peuplé d’authentiques berbères. Au lieu de revendiquer une illusoire « autonomie de la Kabylie », ils seraient plus inspirés d’aller rendre visite à leurs frères jumeaux du Maroc et de militer pour une « Union du Maghreb berbère ». Le mensonge, l’imposture et le maintien dans l’ignorance du peuple algérien est un crime de haute trahison.

Mais la plus grave trahison qu’ont commis ces Marocains qui gouvernent en Algérie s’est faite et continue à se faire envers leur propre pays. Il ont d’abord commis le double crime des diasporas de 1975. Le soutien militaire et logistique au front Polisario a provoqué un exode massif de Sahraouis vers Tindouf. À ce jour, près de 160 000 Sahraouis sont dispersés dans six camps de toile distants les uns des autres de plusieurs kilomètres en plein désert. Des Sahraouis naissent et grandissent dans ces camps et sont abrutis par la chaleur aride et une propagande d’un autre âge. Cela fait plus de trente ans que ça dure sans aucun espoir de solution. Et cela fait aussi plus de trente ans que le Polisario est toujours dirigé par le marrakchi Mohamed Abdelaziz, considéré par les Marocains comme un imposteur et un renégat.

L’autre crime a été la déportation violente en 1975 de 40 000 familles marocaines (300 000 à 350 000 personnes) qui vivaient en Algérie et ont été expropriées de leurs biens. En référence à la Shoa juive, les Marocains déportés appellent ce crime la Chouha de 1975, ce qui veut dire grande honte en dialecte marocain.

Enfin, une des hautes trahisons des Marocains au pouvoir à Alger est cette fermeture de la frontière terrestre depuis août 1994, qu’ils refusent toujours d’ouvrir malgré les demandes insistantes de leurs frères du Maroc.

Le fils du général de Gaulle a rapporté dans son dernier livre Mon père de Gaulle, une confidence lourde de sens faite par son père : « Nous avons laissé 140 000 Harkis infiltrés dans les rangs de l’ALN ». Était-ce au nez et à la barbe du « génie » Boussouf et de ses « Marocains du Malg ».

par Saâd Lounès
www.saadlounes.com

 

(1) Consulter l’interview du colonel Ali Hamlat sur les liens ci-dessous :

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/23/article.php?sid=69939&cid=2

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/24/article.php?sid=69987&cid=2

(2)  Jeune Afrique du 15/06/2008

http://www.jeuneafrique.com/partenariat/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN15068zerhostnorf0∂=23

(3)  Jeune Afrique du 17/08/1999

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN17086leshoakilfe0

(4)  « Le Makhzen du DRS condamne l’Algérie à la décadence »

http://www.tahiabladi.com/index.php/1541/le-makhzen-du-drs-condamne-lalgerie-a-la-decadence/

(*) Le Malg était le ministère de l’Armement et des Liaisons générales créé et dirigé par Abdelhafid Boussouf. Le mot « malgache »  désigne les agents membres de ce ministère.

La sex-tape de Bouteflika avec sa maitresse Soraya H et autres révélations sur la prise d’otages – Véridique?

La sex-tape de Bouteflika avec sa maitresse Soraya H

La sex-tape de Bouteflika avec sa maitresse Soraya H

Fin Janvier 2013, à l’occasion de la prise d’otages de In Amenas en Algérie, la chaine Al-Magharibia dans un numéro spécial de son émission politique en direct Al-Hadath a accueilli deux membres bien connus du fameux MAOL, le Mouvement Algérien des Officiers Libres, mouvement d’opposition sérieux qui aspire à un changement radical par des moyens purement pacifiques. Bien accoutumés des révélations inédites depuis le cœur du pouvoir en Algérie, l’ex-capitaine dans les renseignements H. Haroune ainsi que l’ex-capitaine et instructeur des forces spéciales A. Chouchane nous livrent des vérités aussi surprenantes que sinistres, parmi lesquelles on note :

1- Abdelaziz Bouteflika, bien que marié, a une maitresse qui se nomme Soraya H. A part l’initial, son nom de famille n’a pas été dévoilé. Bouteflika l’appelle Soussou. Le président et sa maitresse ont l’habitude de se saouler dans la présidence (pour ne dire que ça !)

2- Soraya H. a enregistré avec son portable une vidéo intime à son amant Bouteflika qui dure 22 minutes. Le MAOL est en possession de cette sex-tape.

3- En plus de la fortune de Soussou, Bouteflika lui accorde d’énormes privilèges dont un passeport diplomatique.

4- Bouteflika, dans le souci de s’attirer les faveurs de la France pour le soutenir à rester pour un 4ème mandat, a offert à la France es « cadeaux » dont : le Fichier National (base de données contenant les infos personnelles de toute la population Algérienne) ainsi que des marchés commerciaux en défaveur de l’Algérie dont le montant s’élève à 5 milliards de dollars, payés depuis le trésor public (ça tombe à pic en ces temps de crise économique en France !)

5- Sans dire un mot au général Toufik dont il est en rivalité et avec lequel il se dispute le pouvoir de l’Algérie, Bouteflika a donné son accord personnel d’ouvrir le ciel Algérien aux avions français en direction du Mali.

6- Furieux de cette décision unilatérale, le général Toufik amorce l’opération de la prise d’otages de In Amenas en se servant de terroristes infiltrés comme il a souvent été le cas durant la décennie noire.

7- La gestion de cette crise a été confiée au sinistre Tartag, le bras droit de Toufik et probablement son successeur. Les unités de l’armée qui se sont intervenues n’étaient pas parmi le GIS (Groupe d’Intervention Spéciale) comme cela a été dit et devrait l’être, mais des unités du DRS appuyées par la gendarmerie locale. Les frappes aériennes ayant tué les ravisseurs et leurs otages étrangers semblent délibérés dans le but d’embarrasser encore plus Bouteflika devant les pays occidentaux.

8- Le DRS de Toufik ne compte pas s’arrêter là et prépare vraisemblablement d’autres opérations dans la capitale du pays.

9- Les membres du MAOL à l’intérieur de l’Algérie ont bougé, leurs actions se verront au public dans un futur proche. Le MAOL demande à Bouteflika de démissionner avant qu’il ne soit trop tard.

Soraya H est Soraya Hamiani, la femme d’Abdelouahab Rahim (PDG d’Arcofina) et la sœur de Réda Hamiani (Président du Forum des chefs d’entreprises ‘‘FCE ’’). Concernant le fait qu’elle soit la maîtresse de Boutef c’est fort possible les bruits courrait qu’elle était aussi la maîtresse d’Ijerouidene !! Concernant Saïd Bouteflika on sait tous qu’il fait la pluie et le beau temps dans le domaine des travaux public, beaucoup de gens passent par lui pour avoir les contrats pour de gros marché contre de l’argent !!

Mais qui est donc cette femme ?

Le journal britannique des milieux d’affaires, le Financial Times, a élu la femme d’affaires algérienne Soraya Rahim, propriétaire de l’hôtel Hilton, parmi les 25 femmes leaders et les plus influentes chefs d’entreprise dans le Monde arabe et en Afrique du Nord.

Soraya Rahim née Hamiani, présidente du Comité de Direction de l’Hôtel Hilton d’Alger. Elle est la soeur de Réda Hamiani. Ce dernier est un Industriel, propriétaire de la marque de chemises Red Man, ancien ministre de la PME et actuellement président du FCE, Forum des chefs d’Entreprises.

Soraya Rahim est l’épouse de Abdelouahab Rahim. Ce dernier est le propriétaire de Algeria Business Center, Centre d’affaires mitoyen au Hilton, président et propriétaire de ARCOFINA, Holding, président de l’Algérienne des Assurances, Président du Groupe Dahli Arcobank Banque dissoute,
Partenaire du Groupe Carrefour, Grande distribution, Partenaire du Groupe REGUS n°1 mondial en gestion immobilière.

ARCOFINA regroupe 2A, ARCOBANK, ARDIS, HILTON ALGER, DAHLI, OFARCO, COPHARM, PHARMAGEN et WEBCOM

Projets : Immobiler Medina, Baie d’alger, Marina Baie d’alger,

Abdelouahab Rahim est l’époux de Soraya Hamiani, une des femmes classée parmi les plus influentes dans le monde arabe, il est le propriétaire du groupe Arcofina Holding qui regroupe la Spa Dahli, plusieurs entreprises activant dans divers secteurs, tels que celui des assurances ( avec l’Algérienne des assurances 2 A), des industries pharmaceutiques (Pharmagen) , la grande distribution (Ardis) , l’hôtellerie (hôtel Hilton), les prestations de services telles que la location d’espaces à usage de bureaux ( avec l’Algeria business center et sa tour), les Tic (Webcom)….et un mégaprojet, « Alger Médina » ( Marina, parc aquatique, appart-hôtel, hyper centre commercial sous l’enseigne Carrefour, Palais des congrès, deux tours de bureaux de vingt étages chacune..) qui doit s’étaler sur 75 hectares à l’est d’Alger. Il a lancé  en janvier 2009, un emprunt obligataire de 8,3 milliards de dinars , soit environ 100 millions d’euros qui doit financer une bonne spartie du projet…livré  en 2011. Le reste est adossé à des hypothèques sur l’hôtel et l’Algeria business center qui ont une valeur de 23,5 milliards de dinars.

La sex-tape de Bouteflika avec sa maitresse Soraya H et autres révélations sur la prise d’otages - Véridique? dans Algérie hamiani_982353628

Réda Hamiani (Président du Forum des chefs d’entreprises ‘‘FCE ’’)

Pour les autres informations c’est la guerre des clans et la lute du pouvoir qui n’est un secret pour personne sauf certains crédules qui sont uniquement dans cette rubrique de spectateurs.

Abdelaziz Bouteflika est cliniquement mort à l’âge de 76 ans.

Abdelaziz Bouteflika est cliniquement mort à l’âge de 76 ans. dans Actualité bouteflika-mort

Abdelaziz Bouteflika est cliniquement mort à l’âge de 76 ans

Plusieurs journaux suisses ont rapporté des nouvelles -incertaines jusqu’ici- sur la mort clinique du président Algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a été transféré en urgence à l’Hôpital militaire de Val-de-Grâce dans la capitale Parisienne, après une détérioration soudaine de sa santé.

Selon ces journaux, des sources médicales suisses, non citées, disant que le président algérien Bouteflika est décédé dans une clinique Suisse à l’âge de 76 ans.

L’Algérie a connu, depuis  hier, une controverse de la capacité de Bouteflika de continuer à gouverner. Plusieurs acteurs politiques ont rejoint l’appel du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) à l’application de l’article 88 de la constitution Algérienne qui stipule : « Lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le conseil constitutionnel, se réunit de plein droit et après avoir vérifier la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose à l’unanimité au parlement de déclarer l’Etat d’empêchement.
Le parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du président de la République, à la majorité de 2/3 de ses membres et charge de l’intérim du chef de l’Etat pour une période maximale de quarante cinq (45) jours. Le président du conseil de la nation qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l’article 90 de la constitution ».

Les Algériens qui se sont réveillés dans la matinée du dimanche 28 avril sur les nouvelles de l’hospitalisation de Bouteflika, suite à un accident ischémique transitoire sans séquelles, comme annoncé  par le directeur du Centre national de la médecine sportive, le professeur Rachid  Bougherba, restent toujours vigilants et attentifs, surtout que c’est la première fois que les officiels Algériens communiquent sur l’état de santé du chef de l’Etat, qui était considéré auparavant comme le plus grand secret de l’Etat.

D’autres sources avancent que les officiels d’Alger essayent juste de retarder l’annonce de la mort de Abdelaziz Bouteflika pour les jours à venir, ce qui confirme la guerre des clans au sommet de l’Etat entre l’armée (Clan au pouvoir) et le DRS (Clan du général Toufik) , surtout depuis le début de l’année à la suite de l’affaire dite Tiguentourine et l’éclatement des affaires de corruptions ayant touché directement l’entourage de Bouteflika, et à une année des élections présidentielles de 2014.

Après Bouteflika, le ministre Abdelakder Messahel hospitalisé en Belgique.

Après Bouteflika, le ministre Abdelakder Messahel hospitalisé en Belgique. dans Actualité abdelakder-messahel

Abdelakder Messahel hospitalisé en Belgique.

Le ministre délégué aux Affaires maghrébines,  Abdelkader Messahel, qui était en visite en Allemagne, a été hospitalisé pour une rupture d’anévrisme.

Arrivé à Bruxelles en mission, et juste après avoir eu l’information du malaise du chef de l’Etat, le ministre, devant les douleurs qui ne s’estompaient pas s’est dirigé vers l’hôpital Erasme de la capitale belge où les médecins ont diagnostiqué une rupture d’anévrisme qui a nécessité son hospitalisation et une opération de toute urgence, lorsqu’il a commencé à se plaindre de maux de ventre.

C’est quoi un anévrisme ?

Un anévrisme ou anévrysme est une dilatation localisée de la paroi d’une artère aboutissant à la formation d’une poche de taille variable, communiquant avec l’artère au moyen d’une zone rétrécie que l’on nomme le collet. Sa forme habituelle est celle d’un sac, son diamètre pouvant atteindre plusieurs centimètres.

L’anévrisme, où la paroi est intacte, doit être distingué du pseudo anévrisme  où la paroi est rompue et le sang contenu par les structures adjacentes.

La rupture d’anévrisme représente environ 10 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Lorsqu’elle survient subitement, la mort est souvent inévitable. Des signes précurseurs peuvent cependant attirer l’attention dans les heures et même les jours qui précèdent l’AVC, et un traitement médical est envisageable.

Bouteflika évacué à Paris pour examens

Bouteflika évacué à Paris pour examens dans Actualité bouteflika-malade1

Bouteflika évacué à Paris pour examens

Nous apprenons de sources sûres que le chef de l’Etat Abdelaziz  Bouteflika a été évacué à Paris pour subir des examens approfondis suite à l’accident vasculaire cérébral dont il a été victime aujourd’hui samedi, en début d’après-midi.

Si Bouteflika a été admis ce soir à l’hôpital de Val-De-Grace, après que ses médecins lui ont prescrit un repos strict et des examens approfondis pour éviter une aggravation de son cas, de son côté, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a rassuré depuis Bejaïa sur l’état de santé du chef de l’Etat, affirmant que son état de santé «n’est pas du tout grave. «Il y a quelques heures, le Président a eu un petit malaise et a été hospitalisé mais sa situation n’est pas du tout grave», a déclaré Sellal lors de sa rencontre avec les représentants de la société civile.

Auparavant, le directeur du Centre national de la médecine sportive, le professeur Rachid Bougherbal avait déclaré à l’APS ‘Agence Presse Service) que les premières investigations «ont été déjà entamées et son excellence le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens», avait-il ajouté, tout en rassurant, lui aussi, que son état de santé «n’occasionne aucune inquiétude».

François Hollande, la braguette ouverte: quand la Chine se moque du président français…

François Hollande, la braguette ouverte: quand la Chine se moque du président français... dans Confidences 1989463662_b97397971z.1_20130427111849_000_gipnusq7.1-0François Hollande était en Chine cette semaine. Ce que retiennent les Chinois de sa visite ? Simplement que le président français est arrivé… la braguette ouverte. Et encore, ce n’est pas vrai !

Europe 1 a interrogé Renaud de Spens, sinologue et spécialiste des réseaux sociaux chinois. Et à la question : « Que retiennent les internautes chinois de la visite de Hollande en Chine », sa réponse est étonnante…

«  Jeudi, il y a eu une petite blague relayée par les internautes chinois : une photo retouchée de Hollande en train de descendre de l’avion avec la braguette ouverte. Lors de sa conférence de presse, à laquelle j’ai assisté, les journalistes se sont demandé si c’était vrai ou pas. On a comparé avec des photos originales et il semble bien que ce soit une retouche. »

François Hollande n’avait donc pas la braguette ouverte. Mais en Chine, cette blague a fait le buzz. Et depuis, cette blague est reprise sur le plupart des sites français…

Certainement de quoi ravir le président français…

Guantanamo: 100 détenus aujourd’hui en grève de la faim

Guantanamo: 100 détenus aujourd'hui en grève de la faim dans Confidences 1312524020_b97398865z.1_20130427165053_000_gmenuco1.2-0A Guantanamo, la grève de la faim qui touche la prison depuis bientôt trois mois a atteint samedi la barre des 100 détenus grévistes, sur une population carcérale de 166 hommes, a annoncé un porte-parole de la prison.

Ce bilan quotidien est en constante augmentation depuis le début du mouvement le 6 février, et depuis les premiers chiffres fournis par les autorités militaires, qui évoquaient 9 grévistes de la faim le 11 mars.

Il se rapproche de plus en plus des estimations des avocats des détenus, qui clament depuis le début qu’environ 130 hommes observent ce jeûne.

Parmi les 100 grévistes de la faim dénombrés samedi, 20 étaient alimentés par des tubes reliés directement à l’estomac par la cloison nasale, selon le lieutenant-colonel Samuel House. Et parmi ces 20 prisonniers, cinq étaient toujours hospitalisés mais n’étaient pas en «danger de mort», a précisé le porte-parole, dans un communiqué.

Selon les avocats, le mouvement a été déclenché quand des corans avaient été examinés d’une manière que les prisonniers ont jugée blasphématoire. Mais c’est maintenant plus largement leur détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation ni procès, que dénoncent la plupart des protestataires.

Vendredi, la Maison Blanche avait indiqué qu’elle continuait à «suivre de près» la grève de la faim, réaffirmant «l’engagement du président Barack Obama à fermer la prison».

 

Des films pornos téléchargés illégalement au Vatican

Des films pornos téléchargés illégalement au Vatican dans Confidences 4075407733« Tu ne voleras point ».

Un internaute, pourtant basé dans la cité du Vatican, a oublié ce commandement.

Devant Saint-Pierre, il devra aussi se justifier sur l’intérêt pour son âme de visionner des vidéos pornographiques où des lesbiennes ne cachent rien de leurs ébats.

Le site TorrentFreak a mis en ligne une liste de fichiers téléchargés illégalement depuis une connexion web située au Vatican entre le 13 janvier et le 21 mars.

L’auteur du piratage a des goûts éclectiques et sulfureux.

Il s’en est mis plein les yeux avec des séries américaines, des comédies romantiques, des blockbusters à la testostérone made in Hollywood et du porno hardcore. Dans cette dernière catégorie, il s’est notamment initié au fetish bondage avec la prestation de Lea Lexis et Krissy Lynn dans Whipped Ass.

Il s’est aussi penché sur l’anatomie de l’actrice transsexuelle Tiffany Starr.

Enfin, il s’est intéressé à la fessée d’un jeune homme esclave reçue dans une cave sombre. La vidéo est en allemand et axée sur le BDSM… de quoi donner des idées pour un film amateur dans les caves du Saint-Siège ?

Le détenu fait cinq enfants à ses gardiennes de prisons en quatre ans

Le détenu fait cinq enfants à ses gardiennes de prisons en quatre ans dans Confidences teveLeader du gang Black Guerrilla Family, Tavon White (36 ans), surnommé élégamment Bulldog, a fait régner pendant près de quatre ans sa loi sur l’établissement pénitentiaire où il était détenu. Une enquête sur ses agissements a conduit à l’inculpation de 25 personnes dont treize gardiennes. Plusieurs d’entre elles entretenaient des relations sexuelles avec le détenu.

Quatre seraient tombées enceinte de ses œuvres, donnant naissance à un total de cinq enfants. L’ADN confirmera, ou non, ces suspicions. Selon le Washington Post, deux de ces gardiennes d’une prison de Baltimore (Maryland) se sont fait tatouer le nom de leur amant taulard, l’une au coup et l’autre au poignet.

Les gardiennes passaient dans leurs dessous des téléphones portables, des pilules sur ordonnances et divers autres objets interdits. Les membres du gang revendaient la camelote. L’argent servait à acheter des voitures de luxe que les surveillantes pouvaient conduire.

Corruption à l’autoroute Est-Ouest : Nom de code Amar Ghoul.

Peut-on imaginer un jour, le king du raï, cheb Khaled, devant un juge pour expliquer comment une série de ses concerts donnés entre 2007 et 2008 fut payée par l’argent des commissions de l’autoroute Est-Ouest ? Peut-on s’attendre à ce que le ministre en charge du projet, Amar Ghoul, puisse lui aussi répondre devant la justice algérienne des menaces qu’il aurait proférées à l’encontre du Français Chiesa, de l’entreprise Igis, menacé d’extradition s’il ne lui payait pas ce qu’il lui revenait de «droit» ? L’opinion publique attend avec impatience le procès de ce qui semble être l’une des plus grandes affaires de corruption en Algérie.

L’opinion voudra tout savoir et surtout que les vrais coupables et responsables puissent répondre de leurs actes devant la justice. L’opinion saura qui sera appelé comme témoin et qui sera dans le box des accusés ? Dans quelle catégorie sera «classée» le ministre des Travaux publics, surtout quand on sait qu’il entretient des relations très étroites avec certains protagonistes et accusés et des relations professionnelle avec d’autres puisqu’ils exerçaient des fonctions officielles sous sa responsabilité. Beaucoup d’observateurs estiment que le climat politique actuel, surtout après les dernières réformes engagées, ne permet pas un traitement judiciaire du dossier de l’Autoroute à la manière du procès Khalifa, au risque de creuser encore plus le fossé entre peuple et pouvoir politique. Beaucoup  estiment que lors de ces procès sensibles, les «gros» requins n’ont pas été  inquiétés. Ils ont tout simplement su s’échapper entre les mailles des filets de la justice.  Les enquêtes menées depuis quelques années ont conclu dans ce qui semble être un dossier de corruption d’une dimension inimaginable.

Corruption à l’autoroute Est-Ouest : Nom de code Amar Ghoul. dans Algérie melzi

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De très hauts responsables et fonctionnaires de l’Etat ainsi que des représentants de sociétés étrangères sont cités comme acteurs d’un vaste système de commissions occultes, visant à favoriser certaines entreprises dans l’obtention des marchés du projet présidentiel qu’est l’autoroute Est-Ouest. Des faits et des vérités jamais révélés.

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Corruption à l’autoroute Est-Ouest : Nom de code Amar Ghoul.

Le procès, dit des commissions de l’Autoroute, est fin prêt si l’on se réfère au temps qu’a pris l’instruction de l’affaire par le procureur en charge, Kamal Ghezal, au niveau de la neuvième chambre d’instruction près tribunal de Sidi M’hamed. Bien que les délais réglementaires soient de loin dépassés, les accusés sont toujours en détention préventive. Il s’agit de Mohamed Kheladi, Chani Medjdoub et Tadj Eddine Addou.  L’instruction de l’affaire a commencé fin 2008 début 2009. A titre de comparaison, l’affaire Khalifa a été instruite et jugée en à peine deux ans. L’affaire de l’Autoroute, elle, entame sa troisième année et ne bouge pas d’un iota.

Ghoul s’approprie le projet de l’Autoroute et le ministère 

Une source, au fait du dossier, a confié que l’idée du projet de l’Autoroute Est-Ouest est à mettre au crédit d’un certain Farouk Chiali et qu’elle remonte aux années soixante-dix. Ce monsieur qui occupe actuellement le poste de directeur général de la Caisse nationale des études des grands projets au niveau du ministère des Finances s’est vu «remercié» dès l’arrivée de Amar Ghoul au ministère des Travaux publics. Ghoul a trouvé le projet prêt à l’exécution. M. Chiali s’était retrouvé sans emploi, si ce n’était la délicate attention de Mourad Medelci, ministre des Finances à l’époque, qui avait «récupéré» ce cadre de très haut niveau.

M. Chiali ne fut pas la seule victime de la «purge» opérée par Ghoul au niveau du département. L’opération a touché des cadres au niveau du ministère et des directions de wilayas. On avait évoqué à l’époque une «chasse aux cadres kabyles». Ghoul, pour ne pas être taxé de régionaliste, a très vite nommé Abrous Slimane au poste d’inspecteur général du ministère. Les mêmes sources affirment que M. Abrous n’avait aucune prérogative. Ghoul, l’arabisant islamiste, n’a pas supporté de voir le ministère aux mains des cadres francophones. Dès lors, une «Hamassisation» du ministère commence.

Le conclave de Djenane El Mithak

khelil dans Corruption en Algérie

Chakib Khelil , ex ministre de l'énergie

 

Autre information capitale qui pourrait éventuellement éclairer la justice sur les dessous de cette affaire de corruptions en 2006, un certain Pierre Falcon, patron d’une entreprise d’intermédiation entre Etats et entreprise effectue une visite en Algérie.  Ce mystérieux personnage aux multiples nationalités, puisqu’il est Français, Angolais, Sud-Africain et détenteur d’un passeport diplomatique, s’est réuni à l’invitation du ministre des Affaires étrangères de l’époque et actuel président du Conseil constitutionnel, Mohamed Bedjaoui, avec Abdelatif Benachenhou, Chakib Khelil et Amar Ghoul. La rencontre a eu lieu à la résidence d’Etat de Djenane El Mithak. Le but de ce «conclave» était très simple, celui d’accorder directement aux Chinois le projet contre l’équivalent de 4,5 milliards de dollars en pétrole.

benachenou dans On vous le dit

Abdelatif Benachenhou

C’etait Chakib Khelil, ministre de l’Energie qui aurait, à la dernière minute, temporisé la prise de décision finale. Il aurait déclaré : «Le Président Bouteflika doit être au courant d’une pareille décision.» Les paroles de Khelil ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, puisque c’est Amar Ghoul, lui-même, qui a informé Bouteflika en premier, ce qui lui aurait valu dès lors la confiance du Président, lui-même. L’argument de Ghoul, c’était sa volonté de «sauver» le projet de ceux qui veulent le détourner de sa vocation première. Ceci dit, Ghoul se retrouve seul maître de l’autoroute Est-Ouest. Dès 2004, Ghoul voulait «s’accaparer» le projet. Il avait tenté de convaincre le défunt Larbi Belkhir de confier le projet à un groupe d’hommes d’affaires saoudiens. L’ex-homme fort du palais d’El Mouradia aurait conseillé à l’ambitieux ministre de ne pas «favoriser» son poulain saoudien et que ce dernier pouvait soumissionner comme les autres, afin de garantir son avenir politique et ne pas l’entacher de suspicions. Il semblerait que Ghoul n’aie pas pris en considération le conseil de Larbi Belkhir.

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Mohamed Bedjaoui,ministre des Affaires étrangères de l’époque et actuel président du Conseil constitutionnel

Chani Medjdoub, l’intermédiaire aux millions de dollars

Selon des informations, la corruption a commencé avec le début de la tranche dite «Centre-Ouest» du projet. Un personnage fait son entrée dans le dossier, il s’agit de Chani Medjdoub, l’intermédiaire entre le groupement chinois et les responsables du ministère des Travaux publics. Son travail consistait à faire bénéficier les Chinois de «largesses» administratives même aux dépens de la loi pour faciliter leur travail en Algérie.  En contrepartie, il «graissait» la patte aux responsables qui lui ouvraient les portes. Il se faisait passer pour un ancien officier du DRS (Département de Renseignements et de Sécurité) avec de solides connaissances au plus haut niveau.

C’était «l’agent de liaison» entre les Chinois et l’ex-secrétaire général du ministère, qui aurait reçu des cadeaux de valeur en remerciement des faveurs accordées et  services rendus. Autre intermédiaire important, le dénommé Addou Sid-Ahmed Taj Eddine, ami intime du ministre Amar Ghoul. Un natif de Nedroma, propriétaire d’une entreprise de pêche à Beni Saf, financée par l’Etat quand Ghoul était au ministère de la Pêche. Selon des informations, Chani Medjdoub avait une relation amoureuse avec Le Zonk, la fille du P-DG du groupe CITIC-CRCC. Cette «relation» lui a permis de signer avec le groupe chinois un contrat de consultant ou conseiller à Pekin, au siège du groupe. Ses «atouts», ses relations avec de très hauts responsables algériens. Sa mission, lever tout obstacle qui pourrait entraver le travail des Chinois sur le projet de l’autoroute. Autre mission du «conseiller», régler les problèmes de visas pour les travailleurs et cadres chinois, implanter les bases de vie  et fixer le plafond des prix. Son compte en banque n’a fait que «grossir» depuis.

Une fois son contrat de conseiller en poche, l’intermédiaire a pris contact avec le directeur général de la résidence d’Etat du Club des Pins afin qu’il le mette en relation avec le secrétaire général du ministère des Travaux publics. Une fois la «voie» ouverte et les contacts établis, Chani Medjdoub a convoqué une réunion à Pékin. A l’ordre du jour, la création de sociétés fictives afin de faire «transférer» les pots-de-vin. Lors de cette réunion, Chani a touché la somme de 350 000 euros. L’argent en poche, Chani retourne à Alger, et plus précisément auprès de son nouvel ami, le secrétaire général du ministère. Il ne vient pas les mains vides, il est porteur d’un cadeau. Dix millions de dinars. Il retourne aussitôt en Chine pour rassurer ses amis. A partir de ce moment, il convainc ses partenaires qu’aucun problème ne viendra entraver leur business en Algérie, grâce à ses amis hauts placés. Il est désormais incontournable. Il profite de l’occasion pour poser ses conditions. Il réclame 1,25% du montant global de la partie Centre-Ouest à déposer sur le compte d’une société fictive créée pour l’occasion, la «Spirit of Eagle», une filiale d’une société dénommée «Srhm» basée à Hong-Kong, spécialisée dans la gestion des capitaux.

Chani réussit un autre «coup de maître» en augmentant sa commission de 0,97% sur le montant global de la tranche Centre-Ouest, en plus de ses 1,25%. Cette augmentation intervient après la décision du ministère des Travaux publics de régler les coûts additionnels des travaux exceptionnels et supplémentaires réalisés par le groupe chinois. Une clause qui n’apparaît pas dans le premier contrat signé. Cette décision qui a permis à l’intermédiaire de réclamer une augmentation de sa commission a été entérinée par l’Agence nationale des autoroutes. Le montant de cette «nouvelle» commission a été versé dans le compte bancaire d’une autre entreprise fictive dénommée «Choviotte», une autre filiale de «Srhm».

L’argent des commissions pour payer Cheb Khaled

le king du raï, cheb Khaled

le king du raï, cheb Khaled

Avec le temps, le groupe chinois rencontre d’autres problèmes en Algérie. Chani Medjdoub a rencontré l’ami intime du ministre Amar Ghoul, Addou Sid Ahmed Tadj-Eddine. Il voulait que ce dernier lui fixe un rendez-vous avec le directeur des grands projets au niveau du ministère, Kheladi Mohamed. Cette approche n’a pas réussi. Chani attend l’occasion et le moment opportun. Celle-ci arrive en Chine, à l’occasion de la présence de Bouchama Mohamed dans ce pays à la tête d’une délégation de stagiaires algériens. Il profite de cette occasion pour «s’afficher» avec ce haut responsable et donner l’impression aux responsables chinois qu’il a des amis très hauts placés. Cette «opération marketing» a valu à Chani une autre hausse de sa commission estimée à 1,97%, transférés sur le compte d’une autre entreprise dénommée «ABM». Le montant global des commissions perçues par Chani s’élève à trente millions de dollars rien que pour la tranche Centre-Ouest du projet. Après avoir blanchi l’argent à travers les sociétés-écrans, les montants ont été transférés vers d’autres comptes bancaires numérotés en Autriche et à Singapour. Cela, sans compter les onze milliards de centimes perçus cash sur deux tranches. La première tranche a été acheminée par voiture, et réceptionnée par cet homme au niveau du siège de son entreprise «Oriflame» à Dely Brahim.

Quatre milliards de centimes dont huit cent millions ont été utilisés pour payer le cachet de Cheb Khaled en contrepartie de deux concerts donnés à  Sidi Yahia et Riadh El Feth. Une relation étroite s’est tissée entre Chani et le secrétaire général du ministère. Ce dernier a usé de toutes ses prérogatives pour éliminer tous les problèmes qui pouvaient à un moment ou un autre retarder ou entraver le travail du groupe chinois.  Une question s’impose. Peut-on supposer que le secrétaire général du ministère n’était pas au courant des commissions versées à l’intermédiaire ? Est-ce que le ministre avait eu vent de tout cela au moment où l’argent du projet présidentiel transitait sous forme de commissions occultes à travers le monde ? À chaque rencontre entre Chani et le secrétaire général du ministère, l’ordre du jour ne revenait jamais sur des sujets ou problèmes discutés lors de la précédente réunion. Tous les problèmes du groupe chinois étaient «réglés» en temps voulu. Le secrétaire général est même intervenu pour augmenter le quota des visas délivrés aux Chinois qui est passé de dix à cent visas par jour ! Les problèmes d’expropriation aussi étaient réglés comme par enchantement. Les problèmes de tuff aussi.

Où était le ministre au moment où son secrétaire général devait gérer les problèmes administratifs de son département ? Chani était devenu incontournable pour les activités du groupe chinois en Algérie. Les dirigeants chinois le consultaient pour tout, et leur estime ne faisant que croître. Il aurait même réussi à faire libérer deux Chinois qui travaillaient pour le compte de CETIC-CRCC, interpellés avec une grande somme d’argent en devises qu’ils voulaient faire sortir clandestinement du pays. Ce «service» rendu a valu à notre intermédiaire une autre augmentation de commission sur tous les montants du projet de l’Autoroute. Chani bénéficie à partir de ce moment de 5,3%.  Chani Medjdoub n’était pas le seul homme d’affaires respecté et sollicité pour ses talents d’intermédiaire et de «facilitateur». Tadj-Eddine aussi avait joué l’intermédiaire entre des entreprises étrangères et le ministère des Travaux publics pour décrocher des contrats en Algérie.

C’est le cas notamment du contrat d’étude et de suivi technique décroché par le groupement canadien SMI pour le compte du groupe chinois CETIC concernant le projet «tranche Ouest» de l’Autoroute. Tadj-Eddine s’est rendu en juillet 2008 à Paris pour y rencontrer au siège de la compagnie canadienne son P-DG  Lezine Ben Arouche, un juif de nationalité canadienne. Tadj-Eddine négocie 8% de commission sur le montant du contrat de onze millions de dollars. Un deal notifié sur un contrat établi par un bureau d’affaires spécialisé dont le siège se trouve en Suisse. Tadj-Eddine a reçu 2% de sa commission, remis par le représentant de la Compagnie canadienne en Algérie, un certain Habib Merabet. 350 000 euros ont été transférés vers son compte bancaire HSBC à Genève.

Si Chani Medjdoub était l’intermédiaire influant dans toutes les décisions concernant le «projet du siècle» en Algérie, Tadj-Eddine avait lui, une grande influence sur le ministre lui-même. Tadj-Eddine a présenté en 2004 à Amar Ghoul un dénommé  Ghezali Ahmed-Rafik. Quelque temps après, il fut désigné à la tête de l’Agence de gestion des autoroutes. Ainsi, il était au fait de tous les détails des projets du ministère. Ghezali a informé son mentor Tadj-Eddine de la situation critique de deux entreprises, l’une tunisienne et l’autre portugaise, appelées respectivement «Kouba et Citoroute». Elles avaient soumissionné pour des projets sans résultats. Tadj-Eddine entre en action et promet à leurs dirigeants une solution en contrepartie d’une commission de 2%.

Ghoul a perçu sa commission

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Ghoul a perçu sa commission

En 2008, Addou Tadj-Eddine propose au ministre que les deux entreprises SNC Lavalin et la française Igis puissent décrocher des contrats de suivi technique. Le ministre refuse. Cela n’a pas empêché les deux entreprises de gagner le contrat de suivi technique da la construction de la tranche Est du projet de l’Autoroute avec l’intermédiation d’une autre personne, le fils du président du MSP. Igis a même réussi à décrocher un autre contrat juteux, celui du suivi technique de la tranche Ouest, grâce à un homme de confiance de Amar Ghoul, un dénommée Hadj Kouider.

Est-ce que le ministre est impliqué dans ces affaires ? La réponse est certainement oui. Le ministre a donné l’ordre à Addou Tadj-Eddine Sid Ahmed d’aller à Paris au mois de ramadhan, la même année où l’entreprise française Igis avait gagné son contrat. Il avait demandé à son «poulain» d’ordonner au directeur d’Igis de payer ce qu’il lui était dû (honoraires du ministre). Dans le cas contraire, le ministre allait expulser son entreprise d’Algérie. Le directeur d’Igis annonce à l’émissaire du ministre que ce qui revenait à Ghoul des commissions a été payé à un certain Tayeb, une personne native de Chlef.  Furieux, Tadj-Eddine n’a pas supporté les menaces françaises.

Dès son retour à Alger, il tente par tous les moyens de prendre attaches avec le ministre. Ce dernier ne décroche pas son téléphone. Tadj-Eddine ne savait pas que Amar Ghoul avait reçu son argent. C’est son ami Ghezali qui l’avait informé. Il lui aurait déclaré : «Le ministre est très content de la participation d’Igis au Salon des travaux publics de cette année (2008, ndlr).» Tadj-Eddine avait compris. Le ministre avait reçu sa commission, son pot-de-vin.  Tous ces nouveaux éléments devraient redonner un autre aspect au procès de corruption qui attend depuis quelques années déjà. La position juridique et judicaire du ministre devrait elle aussi être revue.  Le procès dit de «l’Autoroute» est allé dans tous les sens.

Il a été politisé, au moment où d’autres projets plus importants en terme économique et infrastructurel, comme le transfert d’eau d’In Salah à Tamanrasset n’a connu aucun problème ou suspicion. Ce projet mérite pourtant le qualificatif de «Projet du siècle», vu son importance et son impact sur l’économie nationale.  Le «départ» précipité de plusieurs cadres dirigeants du groupement chinois CITIC-CRCC et de l’entreprise japonaise Coojal après le début des investigations en 2009 n’ont fait que compliquer l’instruction du procès. Plusieurs observateurs écartent l’éventualité de pouvoir extrader ces personnes vers l’Algérie. L’Algérie qui, faut-il le rappeler, attend toujours l’extradition de Moumen Rafik Khalifa malgré l’existence d’une convention d’extradition entre les deux pays.  Les huit accusées actuellement en détention préventive sont accusés de blanchiment d’argent, corruption, constitution d’un groupe de malfaiteurs, abus de confiance et de pouvoir, atteinte à des institutions de l’Etat et usurpation d’identité et de fonctions militaires et civiles

Enfin, pour achever le méga-projet de l’autoroute Est-Ouest, Amar Ghoul devient un géant de corruption.

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Amar Ghoul devient un géant de corruption.

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