Archive pour 'Actualité'

Binationaux, et alors !

Dans notre histoire d’enfants d’immigrés, de Français avortés, d’indigènes de France, il a manqué quelques éléments de compréhension de chaque part. 
Du côté des blancs, nos « référents » (professeurs, éducateurs, médecins, voisins) pensaient tous que nous étions différents. 
Et surtout ils pensaient que chez nous, c’était là-bas! Alors que dans ma tête de gamin de 7 ans, chez moi, c’était ici! Je ne connaissais que ça. 
Enfin pas complètement, il y avait les vacances au bled, mais comme le petit Marcel décrivait ses vacances à la campagne ! Chez moi, c’était mon quartier encore très mixte, très multiculturel. Et comme chez nous, c’était ici et un mois par an, là-bas, on avait dénommé notre quartier Dallas. 
Mais il y avait toujours cette chose bizarre qu’on me disait que je ne comprenais pas tout à fait : « c’est comment chez vous ? ». C’était surement bizarre parce que dans mon esprit de gosse, il n’y avait pas de rupture radicale entre chez moi et dehors. Dehors, c’était dehors et chez moi, c’était l’appartement, rien d’autre. 
Mes parents, malgré l’usage de l’Algérien à la maison, ne m’ont jamais dit « chez eux ». 
C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais compris l’altérité qu’on m’opposait, sur laquelle on me questionnait. Ce que je connaissais, c’était dar « la maison » et licoule “l’école” avec une exigence à l’excellence très marqué par papa. 
Donc, nous étions des écoliers tout à fait normaux, même si à l’époque, nos enseignants (pas tous) portaient un regard très différent sur nous de part nos origines. 
Mais dans nos têtes de mômes, du moment que nos amis nous voyaient comme leurs pairs, les grands pouvaient nous ignorer, ça ne nous touchait pas. 
Par contre, lorsqu’ils étaient injustes et qu’ils nous maltraitaient, ça nous marquaient à vie, comme tout enfant, je suppose.
Maman portait un foulard traditionnel Algérien, elle ne sortait jamais sans papa. Elle recevait à la maison les voisines et la famille, mais était très peu autonome. 
Plus tard, elle nous a expliqué, à mes sœurs et moi le pourquoi de cette réclusion domestique. Alors qu’elle était jeune, fraîchement arrivée du bled et heureuse de découvrir la France, elle est sortie au centre Bernard Palissy avec des amies. Elle avait l’air de passer un bon moment selon ses dires. 
Je ne sais pas si elle nous a tout raconté ou si elle a conservé une partie trop brutale ou honteuse de l’histoire pour ne pas nous heurter ou par pudeur. 
Mais un policier zélé leur (elle était avec des amies) a fait un contrôle d’identité marquant. Assez marquant pour la dissuader, tout le reste de sa vie, de retenter cette sortie au centre commercial à 500 m de la maison.
Alors voilà comment cette gosse Française (ma mère) a compris que dans le regard de l’autre, du blanc, elle n’était pas une vraie Française. 
C’est douloureux certes. 
Très douloureux. 
Un peu comme avec le rapport à la mère et la nécessité de « tuer » la mère symboliquement en psychanalyse, et bien là, j’ai dû aussi haïr ma mère patrie, celle qui m’avait déçue, celle qui rejetait ce que j’étais pour pouvoir mieux m’émanciper de l’altérité, cet handicap, qu’elle me renvoyait à la figure.

D’ailleurs, je me rappelle de cette crise autour de mes seize ans. Je faisais un exposé dans mon lycée peu mixte sur les illusions d’optique. A la fin de l’exposé, j’ai dit:
« Nous, Français, nous percevrions la chose de la manière suivante. » 
Et là, Manu, un copain de classe, que j’aimais bien et qui adorait faire le clown en classe me reprit :
« chez nous ???? »
Je n’avais pas compris tout de suite pourquoi sa réaction avait entraîné l’hilarité générale de toute la classe.

« Hahaha »

C’était terrible, j’ai ri amèrement aussi pour « sauver » la face. 
Quelle face ? 
Celle de « gnoule » qu’on venait de me renvoyer, ou celle du groupe qui était entrain de rire d’une blague raciste.
Encore cette fichue différence.

Elle est là, en eux. 
Elle est en eux cette différence, pas en moi. 
C’est leur regard qui était biaisé par des générations de racisme national et colonial, pas le mien.

Sinon comment expliquer que mon histoire est l’histoire de France. Mes références étaient Françaises à cet âge là. 
Ma culture extérieure était Française. 
Et là, comme un affront, ce pote me disait que je ne faisais pas parti de son groupe.
Ce rejet a eu raison de mon sentiment d’appartenance. 
Et au bout du compte, j’ai détesté la France comme elle m’a détesté et rejeté. Je le disais à ma famille. Comme si j’avais une autre alternative !
Alors cette année là, en juillet, lorsque nous sommes montés dans la camionnette familiale pour descendre au bled, c’est comme si j’allais enfin me retrouver chez moi. J’étais heureux, excité, à l’idée de conforter mon sentiment d’être d’ailleurs.

Ah le bled!
Là bas, au moins, mon physique fait de moi un Algérien. 
Là-bas, je serai chez moi !
Le voyage en France fût clément, loin des chaleurs caniculaires habituelles. L’été était pluvieux, ce qui faisait que nous n’avions pas besoin d’allumer le mini ventilateur qui se situait sur le tableau de bord et de me tordre le cou afin de saisir un peu de fraîcheur. On avait même tellement froid par notre immobilisme que nous partagions les quelques centimètres carré de couverture qui étaient emmené au cas où. 
L’attente à Marseille était d’une nuit. Je suis resté sur le port à contempler les reflets de l’eau et je pensais à mon année scolaire, à mes vacances passées et à ce que ça changeait d’aller au bled en étant un jeune gosse. 
Je m’endormais sur ce sentiment de toucher la paix de près.
La paix intérieure.
Appartenir à un lieu, à une histoire…

Le lendemain, nous embarquions.
Et le passage du trajet le plus détestable pour moi est de se retrouver parqué dans cette soute de bateau. 
Il y règne une odeur à vomir. 
Alors je me presse un bout de vêtement sur le nez en attendant de sentir l’air marin sur le pont.
Nous sommes arrivés à Alger.
Ah Alger la blanche ! 
On la sent tout de suite l’Algérie.
C’est différent. 
Dépaysement total.

Le passage de la douane est toujours une épreuve pour papa et son porte monnaie. Quelle bande de rapaces ces douaniers! Ils extirpent aux vacanciers autant qu’ils le peuvent.
Les voilà, à la fin de la journée avec au moins 5 ou 6 fois leur salaire mensuel. 
J’ai toujours eu un profond mépris pour ces hommes qui usent de « rachoua » (corruption) sans aucune gêne. Et pour chaque enfant de voir son père obligé de participer à cette corruption est juste insupportable. Avec leurs gros bidons pleins d’alcool, ils se tiennent fiers comme des piquets. 
Ils n’ont pas le sens du devoir mais le sens cupide est exacerbé chez eux. 
Ils se foutent de la loi ou du bien commun. 
C’est peut-être pour ça qu’ils ne sont pas prêts, les Algériens au pouvoir, à un Etat démocratique après tout. 
Ca demande le dépassement de la conscience individuelle.

La douane passée, nous voilà posés dans un parking pour aller prendre le fameux petit déjeuner rifain. 
Un vrai délice, des galettes de blé tendre, du thé bien sucré et brulant. 
Papa se lâche au bled, en Algérie, et nous offre ce qu’il ne peut pas offrir en France à sa grande famille. En Algérie, on connaît les joies d’une sortie au resto ou d’un brunch familial. Qu’est ce que c’est bon d’y gouter là où papa et maman sont chez eux.

En retournant à la voiture, deux hommes d’une vingtaine d’années, nous (ma sœur et moi) examinent du regard. Je vois bien leur regard se poser sur ma sœur et moi, mais je pense que c’est des dragueurs et je n’y prête pas attention. Ma joie est trop grande d’être « chez moi ».

Et là, un des gars se retourne et lâche:
« Z’magra wellou lbladkoum » (Les immigrés rentrez chez vous).

Le choc fut terrible. 
Toute la rage que je venais d’abandonner en France a ressurgi. 
Quoi ? 
Moi?
Immigré en Algérie ?

Je venais de me prendre en pleine face ce que les blancs pensaient souvent mais ne disaient pas aussi brutalement. 
Sans gants, sans retenue, il venait de faire de moi un apatride. 
Je n’étais pas chez moi là bas non plus.

Tout d’un coup, je venais d’apercevoir, que chez nous, là bas, au pays des droits de l’Homme, c’était les lois du droit du sang et du sol, de la déchéance de nationalité qui se discute.

Chez nous, ici, la nationalité se limite, selon certains, qui se proclament plus patriotes que les autres !

Chez nous, là bas, au pays de l’égalité, la réforme constitutionnelle annoncée et l’introduction de la déchéance de nationalité pour les nés en France, heurte de plein fouet l’idéologie et la morale : non-discrimination, société ouverte et multiculturelle.
Elle met en place une différence juridique fondamentale entre deux catégories de Français : Nous, les binationaux, issus de l’immigration, et les autres, eux, Français d’origine.
Les premiers pourront être déchus de leur nationalité Française, et non les autres. Elle est donc strictement à l’opposé de toute la morale actuelle fondée sur l’égalité des droits, la non-discrimination, le rejet de la distinction entre Français immigrés et d’origine.

Chez nous, ici, je vois qu’un jour, un législateur rancunier, ira jusqu’à proposer de priver ces citoyens à double nationalité de leur droit de vote, car après tout, la Constitution a bien inféré qu’ils ne sont Algériens qu’à moitié». Et c’est ainsi qu’un climat d’apartheid sera établi. Le spectacle est terrifiant, apocalyptique.

Je laisse le soin aux futurs générations, enfants d’immigrés, indigènes indignés, comme nous tous, de sauver la nation.

 

Binationaux, et alors !

 

La contradiction de l’ancien article 51 et de son amendement tel que proposé !

ARTICLE 51 : L’égal accès aux fonctions et aux emplois au sein de l’Etat, est garanti à tous les citoyens, sans autres conditions que celles fixées par la loi.

La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques.

La contradiction de l’ancien article 51 et de son amendement tel que proposé ! ARTICLE 51 : L’égal accès aux fonctions et aux emplois au sein de l’Etat, est garanti à tous les citoyens, sans autres conditions que celles fixées par la loi.  La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques.

La contradiction de l’ancien article 51 et de son amendement tel que proposé !
ARTICLE 51 : L’égal accès aux fonctions et aux emplois au sein de l’Etat, est garanti à tous les citoyens, sans autres conditions que celles fixées par la loi.
La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques.

Tirage au sort de la Coupe du monde 2014

Le tirage au sort Coupe du monde 2014 est le suivant :

Le tirage au sort Coupe du monde 2014 est le suivant :

L’Algérie a hérité de la Belgique, Russie et Corée du sud lors du tirage au sort du Mondial 2014. Le Groupe de la mort est composé comme suit : Allemagne, Portugal, Ghana et USA.

Un groupe à trois champions du monde

Il en fallait un, ce fut l’Italie. La Squadra a été tirée au sort pour être basculée du chapeau 4 au chapeau 2. Du coup, elle était assurée de figurer dans le seul groupe avec deux Européens non-têtes de série. Les Italiens figurent dans le groupe D, le seul à compter trois anciens champions du monde puisque l’équipe de Cesare Prandelli affrontera également l’Angleterre et l’Uruguay. Bref, un mini groupe de la mort… Dans l’affaire, le Costa Rica, quatrième larron de cette poule, a vraiment tiré le gros lot. Mais une grosse pointure du football international, au minimum, va rester sur le carreau.

Espagne – Pays-Bas, comme on se retrouve

C’est un des évènements de ce tirage. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, les deux finalistes de la précédente édition vont se retrouver dès le premier tour. L’Espagne et les Pays-Bas avaient disputé l’ultime rencontre du Mondial 2010, titre en jeu. Ils débuteront donc l’édition 2014 comme ils avaient fini la précédente : en s’affrontant. Le tenant du titre ibérique devra croiser le fer avec son dauphin batave dès son premier match. Ce sera à Bahia et les superstitieux devront rester couchés: nous serons le vendredi 13 juin. Dur en tout cas pour le Chili, condamné une fois encore à jouer l’Espagne au premier tour (comme en 2010) et l’Australie, qui aura besoin de multiplier les miracles pour s’en sortir. Au passage, le deuxième de ce groupe sera opposé au premier du groupe A. Ce qui nous offre la perspective, par exemple, d’un Brésil-Pays-Bas ou d’un Brésil-Espagne dès les huitièmes. Nous avons six mois pour en rêver. De ça et du reste.

Le tirage au sort Coupe du monde 2014 est le suivant :

 

GROUPE A : Brésil – Croatie – Mexique – Cameroun

GROUPE B : Espagne – Pays-bas – Chili – Australie

GROUPE C : Colombie – Grèce – Côte d’Ivoire – Japan

GROUPE D : Uruguay – Costa Rica – Angleterre – Italie

GROUPE E : Suisse – Equateur – France – Honduras

GROUPE F : Argentine – Bosnie – Iran – Nigéria

GROUPE G : Allemagne – Portugal – Ghana – États Unis

GROUPE H : Belgique – Algérie – Russie – Corée du sud

Programme des matchs de l’Algérie 17 juin 2014/ 17H à Belo Horizante: Belgique – Algérie 22 juin 2014/ 17H à Porto Alegre : Corée – Algérie 26 juin 2014/ 21H à Curitiba : Algérie – Russie

La FIFA confirme le Cameroun au Mondial et rejette la requête Tunisienne

Le fax de la FIFA qui confirme le Cameroun ira au mondial 2014

Le fax de la FIFA qui confirme le Cameroun ira au mondial 2014

C’est officiel: La Fifa a rejeté la requête tunisienne (la requête contre les deux joueurs Joël Matip et Choupo Moting) contre le Cameroun. Ce dernier sera bel et bien présent au Mondial brésilien l’été prochain. La FIFA vient d’envoyer un fax dans la journée de ce jeudi 28 novembre, pour mettre fin à la spéculation qui ont trop duré depuis le dernier match des barrages, entre Tunisie et Cameroun.

Ainsi, le Cameroun vainqueur sur terrain est en hausse dans le classement FIFA du mois de novembre  FIFA, publié aujourd’hui. Sur le plan continental une progression importante des Lions indomptables du Cameroun qui gagnent 8 places, et pointent désormais à 9e place et (51e mondial) La Tunisie se classe juste devant le Cameroun et perd deux places. La Côte d’ivoire domine toujours le foot continental, devant le Ghana et l’Algérie qui fait un bond de 6 places, et occupe désormais le 26e rang mondial.

Classement FIFA : Top 20 des pays africains :

1-Cote d’Ivoire (17e mondial)

2-Ghana (24)

3-Algérie (26)

4-Nigeria (36)

5-Egypte (38)

6-Cap Vert (39)

7-Mali (42)

8-Tunisie (49)

9-Cameroun (51)

10-Burkina Faso (58)

11-Afrique du Sud (61)

12-Libye (63)

13-Sénégal (65)

14-Guinée (66)

15-Zambie (72)

16-Sierra Leone (74)

17-Maroc (75)

18-Togo (77)

19-Gabon (80)

20-RD Congo (83)

APW de Tizi-Ouzou : Une session pas comme les autres.

Dans une session qui s’apparente plus qu’à une pièce tragicomique qu’à une rencontre d’élus locaux, a vu le FFS et ses alliés se faire tout petits devant les élus du RCD, qui n’avaient pas manqué pour la circonstance de relever l’indignation qui frappe en voulant leurrer l’opinion publique en faisant semblant de délibérer sur des questions ne relevant pas de son champ de compétence.

Pourquoi se sont-ils arrogé le droit de prétendre qu’ils avaient le droit de délibérer sur une question qui n’est même pas de leur compétence, ni celle de l’APN où le FFS siège avec un groupe d’une vingtaine de députés, sans parler de ceux du FLN et du RND composant la majorité présidentielle ? Pourquoi leurs directions politiques respectives ne le feraient-elles pas à travers leurs députés à la majorité absolue à l’APN? Pourquoi ces élus ne se pencheraient-ils pas sur les programmes réchauffés de la chaîne TV 4 ou sur la radio Tizi-Ouzou qui ne couvre pas la totalité de la wilaya? Encore un coup de bluff ! 

Qui sont les organisateurs de cette agression ? Toute implication dans cette initiative, visant à crédibiliser un quatrième mandat de Bouteflika, doit être mise à nue et c’est ce que les élus RCD à l’APW ont fait. Ce qui a suffi, parce que visiblement rien ne pouvait empêcher ce coup monté de se dérouler, sans cette opposition.

Quelle explication donner à la présence « inopinée » de certains défenseurs de la cause identitaire et qui avaient « spontanément » répondu à l’invitation des « organisateurs » ?

On craint bien, en fait, que nous ayons atteint le degré zéro de la politique avec des gens pleins de haine en guise d’idées et de programme et qui seraient prêts à tout pour détruire la Kabylie. Il ne faut jamais oublier que Hocine Ait Ahmed a fracassé la Kabylie et en fracassant la Kabylie il a hypothéqué l’Algérie démocratique et indépendante.

Nous ne sommes pas certains que toutes les âmes qui ont manigancé et/ou encouragé cette expédition qui était tout près de tourner au drame ont réalisé le risque qu’ils ont fait prendre à la démocratie du fait de leur irresponsabilité.

Compte tenu de son passé de complice de crimes culturels particulièrement odieux, il était temps qu’il soit mis hors d’état de nuire. Il ne s’agit, bien sûr, que du couple HAROUNE Hocine-OULD ALI El Hadi, auxquels cette fois-ci s’associe ABDESLAM Abdenour, un ‘‘ébéniste’’ notoirement connu pour son escroquerie intellectuelle, devenu miraculeusement conseiller à la direction de culture de Tizi-Ouzou. 

Le couple HAROUNE-OULD ALI , les deux compères

Le couple HAROUNE-OULD ALI , les deux compères

La relation parfaite c’est facile : Que des imposteurs. Clause de conscience : Le couple HAROUNE-OULD ALI coupables à 100 %.

En cette fin d’année, ‘‘l’artiste aux talents multiples’’ n’en finit pas de descendre dans les sondages, même dans son entourage partisane.
Il faut dire que les habitants de Tizi-Ouzou n’ont pas été dupes de cette tentative de détournement de l’opinion avec une initiative des états généraux sur l’environnement qui a fait un joli flop car nos concitoyens n’ont pas aimé du tout non plus cet aventurisme de débutant arrogant qui s’est fracassé sur le mur des réalités.

Dés le début de ses travaux, cette session sur Tamazight a vu l’intervention de sinistres personnages, venus pour la circonstance défendre le bilan de Bouteflika, dans une région qui lui est hostile.

C’est ainsi que les Ould Ali et autre Abdenour Abdeslam, se croyant sans doute en terrain conquis, se sont même permis le luxe d’insulter les véritables militants de la cause Amazigh, en attribuant le mérite de l’avancée de cette revendication à Bouteflika et Khalida Toumi. Mal leurs a pris, puisque dans des réponses sanglantes, Ould Ali et son compère ont étaient renvoyés à leurs méfaits en leur rappelant leurs passés d’imposteurs, de vendus et de traitres. Il a suffit juste de citer, une seule fois, le nom de Sellal Abdelmalek par une élue du pouvoir, et toute la salle explosait en criant « El-Fakakir ». 

Hocine HAROUNE avait déclaré que Sellal a débloqué la situation en Kabylie !

Hocine HAROUNE avait déclaré que Sellal a débloqué la situation en Kabylie !

Le président de l’APW, dans son incapacité de défendre ses invités, a préféré d’appeler à la sagesse, en rappelant le passé de Saïd SADI et d’autres militants du RCD sur la question Amazighe et en aucun cas il n’a la prétention de faire mieux, en sous entendant que c’est le RCD qui a fait avancer cette revendication.

Devant l’indignation affichée par l’assistance, les élus du RCD ont préféré quitter la salle, en disant que le FFS et ses alliés assumeront seuls cette énième trahison.

Pour rappel, Hocine Ait Ahmed n’était pas seulement dans la commission d’arabisation mais il était président de la commission et après 1989, quand il est rentré en Algérie, il a eu un rappel de 1962 à 1990 qui chiffre à des centaines de millions sur le dos de Tamazight et pour services rendu à l’arabisation plus une villa à 3 chemins des Glycines, en face de l’ambassade d’Angleterre, qu’il a vendu à 63 milliards en Février 2011.

Pour la Kabylie, il n’est pas question de Tamazight ou autre langue, mais de son existence en tant entité distincte des autres régions, avec sa culture son identité et son organisation social. La Kabylie a toujours été montrée du doigt depuis des lustres. Le Kabyle est pestiféré et rejeté au second plan bien que c’est le seul qui se sent pleinement Algérien car il n’a pas d’autres pays de rechange ,oui nous devons rejeter toute forme de domination, linguistique ou autre. La chamaillerie entre nous doit cesser et chercher nos ennemis ailleurs .Tamazight langue nationale et officielle peut être donnée et elle va l’être, mais le vrai problème est dans notre déni. Ce déni a existé depuis la nuit des temps et Hocine Ait Ahmed, avec sa complicité et marchandage, reste l’homme qui a fait le plus de mal, avec son FFS, à la Kabylie, pire que ceux qui sont au pouvoir depuis 1962.

Et s’il y a un responsable, et plus, un coupable, dans cette affaire c’est bien le président de l’APW en personne, et lui seul ! Donc, à vrai dire, le FFS : Les plus vieilles putes qui n’ont plus de restes et qui ne trouvent pas preneurs.

Voila ce qui arrive lorsque l’on pousse l’hypocrisie jusqu’à l’arrogance.
Alors que vont inventer « l’artiste aux talents multiples » et ses associés pour faire passer la pilule lors de la prochaine session ? 
Personne ne le sait, à commencer par eux, peut-être !
Ce ne sont pas les dernières facéties d’un pouvoir en déroute qui vont nous rassurer sur la prise de conscience, surtout sur la question Amazighe, qui poindrait du côté de la présidence d’El-Mouradia. Car on ne voit rien venir.

La leçon est limpide: Après un an de pouvoir inconsistant et irresponsable, le FFS est déjà « OUT ». À quelques mois du grand rendez-vous d’avril 2014, il perd sa crédibilité de plus en plus et continue de tomber dans tous les panneaux tendus par un pouvoir à la dérive et par son allié objectif du FLN qui est en en train de le croquer tout cru.

Au FFS, il n y a plus de coordination. C’est Sellal et les présidentielles qui sont en jeu. Sauf qu’ils ignorent, en fait, qu’il n’y a plus d’Etat, il n’y a plus de gouvernement, il n’y a plus de ligne politique.
Il ne reste qu’un magma indéfinissable où se consument les ambitions, les égos et toutes les médiocrités qui les accompagnent.
Le gouvernement aujourd’hui est une équipe en affrontement interne, sans vues, sans politique, sans chef qui décide ni fixe un programme, il frappe les retraités même les plus petits, les salariés, les chômeurs, il détruit le tissus économique, le décourage, il fait fuir les investisseurs. Il sera taxé par le peuple. Ce gouvernement est en dérive sans mat, et la tempête gronde, elle arrive par le sud. Aujourd’hui, on ne voit que la démission de Bouteflika et de son Sellal pour apaiser l’Algérie et lui redonner une perspective.

Sauf que, au moment même où ce gouvernement fait son choix, cet ‘‘artiste aux talents multiples’’ s’apprête à couper les vivres aux quarantaines d’associations qui ne sont pas prêtes d’assumer, une partie des responsabilités qui sont les siennes, pour la campagne électorale du quatrième mandat.

Chantage aux associations

Chantage aux associations

C’est ainsi, que les deux compères, sinistre directeur de la culture et ‘‘artiste aux talents multiples’’ indiquent aux associations concernées que les subventions qu’elles doivent recevoir en 2013/2014 vont … disparaitre !

Tout simplement, bravo, mille fois bravo, car vous poussez ainsi les associations à aller « faire la manche ». Bravo pour ce cynisme aggravé, qui confirme votre position en tête du peloton des authentiques fabricants de colère du peuple, et qui mériterait d’être salué par la médaille d’honneur des imposteurs auquel vous portez si bien la soupe. D’ailleurs, on se demande comment allez-vous pouvoir durer jusqu’en 2017 ?

LIBYE : Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a été libéré

LIBYE : Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a été libéré dans Actualité libye-ali-zeidane-premier-ministre

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan

Enlevé jeudi matin dans un hôtel de Tripoli, le Premier ministre libyen Ali Zeidan a été libéré quelques heures plus tard. Cette action survient cinq jours après la capture par un commando américain d’un Libyen affilié à Al-Qaïda.

Le gouvernement libyen annonce que le Premier ministre Ali Zeidan a été libéré. Il avait été enlevé au petit matin par des hommes armés dans un hôtel de la capitale lybienne.

La brève détention d’Ali Zeidan survient quelques jours après la capture, à Tripoli, samedi 5 octobre, d’un responsable d’Al-Qaïda, Abou Anas al-Liby, par un commando américain. Une action qui avait suscité la colère de mouvements islamistes, certains accusant le gouvernement libyen d’avoir été informé au préalable de cette opération.

Deux ans après le renversement et la mort de Mouammar Kadhafi, le gouvernement libyen issu de cette révolution peine à imposer son autorité aux nombreux groupes armés restés actifs sur l’ensemble du vaste territoire de la Libye. 

Libye: le Premier ministre Ali Zeidan enlevé par un groupe armé

Libye: le Premier ministre Ali Zeidan enlevé par un groupe armé dans Actualité ali-zeidan

Le premier ministre libyen, Ali Zeidan

Le premier ministre libyen, Ali Zeidan, a été enlevé, jeudi 10 octobre à l’aube, par un groupe d’anciens rebelles qui lui reprochent d’avoir autorisé la capture par l’armée américaine d’un responsable d’Al-Qaida sur le sol libyen.

Le gouvernement indique que le premier ministre a été conduit  »vers une destination inconnue, pour des raisons inconnues » par un groupe d’hommes qui seraient des ex-rebelles. Cet enlèvement a été immédiatement condamné par Londres qui a appelé à sa  »libération immédiate ».

Des hommes armés se sont emparés de M. Zeidan alors qu’il quittait l’hôtel Corinthia à Tripoli. La Chambre des révolutionnaires de Libye, une milice constituée d’ex-rebelles, a revendiqué le rapt, précisant que M. Zeidan était  »en bonne santé » et qu’il serait  »bien traité ».  »Son arrestation survient après la déclaration de John Kerry concernant la capture d’Abou Anas Al-Libi, après qu’il a dit que le gouvernement libyen était informé de cette opération », a déclaré un porte-parole de cette brigade, qui dépend officieusement du ministère de l’intérieur.  

L’opération militaire américaine qui a eu lieu samedi à Tripoli a suscité la colère de mouvements islamistes, certains accusant le gouvernement d’en avoir été informé au préalable. Si le Congrès, la plus haute autorité politique du pays, a enjoint à Washington de lui remettre  immédiatement Abou Anas Al-Libi, actuellement détenu sur un navire américaine, M. Zeidan a lui affirmé que l’affaire n’affecterait pas les relations entre son pays et les Etats-Unis.

Tunis : Béji Caïed Essebssi président ?

Le quotidien tunisien Al Maghrib, rapporte dans son édition de ce mercredi 11 septembre 2013, qu’une organisation nationale dont le journal tait le nom, aurait demandé lors des discussions avec les parties prenantes à la crise politique, le changement du chef de l’Etat. Cette organisation, soutenue par différents partis politiques, aurait proposé Béji Caïed Essebssi.

Le même journal croit savoir, que trois personnalités feraient objet de consensus auprès de l’opposition, pour prendre la place d’Ali Larayedh. Il s’agirait de Noureddine Hached, de Radhi Meddeb et Abdelkrim Zbidi.

S’agit-il des négociations et exigences de l’UGTT ?

On croit savoir que Béji Caïed Essebssi sera reçu dans l’après midi de ce mercredi par le chef de l’Etat algérien, Bouteflika Abdelaziz, à moins de vingt heures après avoir reçu Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Tunisien.

Cette rencontre, plutôt attendue, entre Ali Larayedh et Bouteflika ou entre Moncef Marzouki et Bouteflika, surtout après que les informations faisant état d’une consigne des décideurs Algériens pour une intervention militaire algérienne en Tunisie !

C’est plutôt, Rached Ghannouchi, simple président d’un parti et qui a toujours nié gouverner réellement la Tunisie, qui a rencontré le Bouteflika pour parler  «des relations Algéro-Tunisiennes, surtout dans les domaines de la sécurité et économique».

Avec cette rencontre, Rached Ghannouchi ne dépassait-il pas ainsi ses limites de chef de parti ?

En tout cas, si cela se confirme avec le temps, ça ne peut être qu’un piège d’Ennahdha pour Nidaa Tounes afin de garder l’ANC et rester au pouvoir.

La rue Tunisienne dit non aux arrangements douteux :

Béji Caïed Essebssi, qui est Chef de parti d’opposition ne peut être indépendant et neutre. Si les islamistes acceptent la désignation de ce dernier au palais de Carthage, cela cache des arrangements non écrits. Ni Meddeb ni Hached ne sont en mesure d’assurer une transition de tous les dangers. Tous les deux n’ont aucune expérience dans la gestion publique et de surcroit de crise. Zbidi, personnalité réellement indépendante, pourrait valablement occuper le poste de Président de la République avec des prérogatives de Chef d’exécutif assisté par un premier ministre qui ne peut être Mustapha Kamel Nabli. Lui dispose d’une expérience certaine dans la gouvernance publique, économique et financière.

Les revendications du peuple Tunisien ainsi que les événements en cours et les crises politiques et économiques traversées par le pays, exigent le changement du gouvernement en premier lieu ainsi qu’un changement au niveau de la présidence de la république en deuxième lieu.

Ces changements sont un préalable à une solution à la crise. Le problème de l’ANC et des nominations partisanes seront soulevés ultérieurement.

Par ailleurs, la nomination de Caied Essebsi, en tant que chef d’un parti non indépendant irait vers l’accentuation de la crise et provoquerait l’effet inverse de ce qui est recherché d’autant plus que cette nomination cacherait sûrement à n’en point douter des arrangements non écrits entre Nidaa Tounes et Ennahdha.

A moins de déclarer ouvertement ces arrangements tacites, la société civile refuse de facto cette nomination à la présidence de la république afin de ne pas tomber dans un autre piège tendu par Caied Essebsi et Ghanouchi.

Tunis : Béji Caïed Essebssi président ? dans Actualité caid_essebsi_ghannouchi_paris_banniere_8_18

La rencontre, jeudi 15 juillet, à Paris, entre Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi n'est certes pas un fait banal, mais ceux qui en attendent un changement dans les positions des deux parties en seront pour leur frais.

L’ancien vice-président démissionnaire égyptien Mohamed El-Baradei accusé de haute trahison.

L’ancien vice-président démissionnaire égyptien Mohamed El-Baradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de 1997 à 2009 et figure de l’opposition laïque, âgé de 71 ans, nommé le 14 juillet vice-président chargé des relations internationales, qui a démissionné le 14 août, se trouve en Autriche depuis dimanche 18 aout.

Arrivé dimanche après-midi à l’aéroport de Vienne-Schwechat en provenance du Caire à bord d’un appareil de la compagnie aérienne EgyptAir, en quittant l’aéroport par une sortie dérobée, évitant journalistes et photographes et n’a donc fait aucune déclaration comme lors de son départ à l’aéroport du Caire.

Selon des informations, il doit séjourner jusqu’au 23 août dans la capitale autrichienne, où il possède une résidence et où vit une partie de sa famille.

« Il m’est devenu difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles je ne suis pas d’accord », écrit-il notamment dans sa lettre au président Adly Mansour. Il y déplore les morts « notamment parce que je crois qu’elles auraient pu être évitées ».

« Malheureusement, ceux qui vont tirer profit de ce qui s’est passé aujourd’hui sont ceux qui appellent à la violence et à la terreur, les groupes extrémistes », poursuit-il dans sa lettre de démission.

Au lendemain de sa démission critiquée, une plainte a été déposée par un professeur de droit de l’université d’Hélouan, le Pr Sayyed Ateeq, qui sera instruite le 19 septembre devant un tribunal cairote.

Le prix Nobel de la paix (2005), va être poursuivi en justice pour « rupture de confiance » pour avoir déserté le gouvernement installé par l’armée au lendemain de l’assaut lancé par les forces de l’ordre contre les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi.

L'ancien vice-président démissionnaire égyptien Mohamed El-Baradei accusé de haute trahison. dans Actualité el-baradei

Le prix Nobel de la paix (2005), Mohamed El-Baradei accusé de haute trahison après sa démission du gouvernement égyptien le 18 aout.

Tunisie : Ennahdha accepte l’initiative de l’UGTT

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) vient d’annoncer via un communiqué rendu public ce jeudi matin sur sa page Facebook que le mouvement Ennadhdha avait accepté l’initiative de la Centrale syndicale pour sortir de la crise.

Cette décision intervient après plus de deux heures de réunion ce matin entre Houcine Abassi, secrétaire de l’UGTT et Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha accompagnés respectivement de Mouldi Jendoubi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale et d’Abdeltif Mekki, membre du Conseil de la Choura d’Ennahdha.

Au cours de cette rencontre, Houcine Abassi a eu l’occasion de donner à Rached Ghannouchi un aperçu de ses consultations avec les représentants des différents partis de l’opposition tout en réitérant l’exigence qui consiste à la démission du gouvernement actuel, comme l’a affirmé ce matin Sami Tahri, secrétaire général adjoint chargé de la communication de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), sur les ondes de la radio Express FM. 

D’un autre côté et dans une déclaration faite à la radio Shems FM, Rached Ghannouchi a confirmé l’annonce faite par l’UGTT à savoir que son parti avait accepté l’initiative de la centrale syndicale comme base de négociations.

Ainsi, de nouvelles propositions d’Ennahdha auraient été exposées lors de cette réunion. Propositions que Houcine Abassi devra se charger de faire parvenir à l’opposition et au Front de Salut National.

Tunisie : Ennahdha accepte l’initiative de l’UGTT   dans Actualité reunion-ghannouchi-abassi-22-08-2013-photo-ugtt

Réunion Ghannouchi (Ennahdha) et Abassi (UGTT) ce jeudi 22 Aout 2013

 

Retour aux propositions de L’UGTT : L’UGTT exige un gouvernement de technocrates, Ennahdha, dos au mur.

Tout le monde retenait son souffle pendant la soirée du lundi 29 juillet, quand l’UGTT tenait sa commission administrative pour se prononcer sur la crise traversée par la Tunisie. Il avait fallu attendre les premières lueurs de l’aube pour dissiper la véritable crainte que les syndicalistes ne rompent les liens avec le pouvoir en place.

Finalement, tout en allant dans la foulée des constituants réfractaires, qui réclament la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale constituante, la motion de la commission administrative de l’UGTT s’est limitée à exiger le départ du gouvernement actuel et son remplacement par un gouvernement de salut national. 

L’UGTT a également réclamé la dissolution de ce qu’on appelle les ligues de protection de la révolution (LPR), la neutralité de l’administration et le réexamen des nominations partisanes. « Les membres du prochain gouvernement ne pourraient pas se présenter aux échéances électorales prévues dans les prochains mois », précise par ailleurs Mouldi Jendoubi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale.

Concernant les éventuelles garanties que pourraient réclamer la société civile et les citoyens de la part d’Ennahdha pour que les islamistes ne reviennent pas, une nouvelle fois, sur les accords qui seront conclus dans un éventuel nouveau dialogue national, M. Jendoubi admet que « c’est essentiellement un engagement moral ». Mais, « le peuple qui est descendu dans les rues, peut y revenir si jamais l’échéancier n’est pas respecté, d’autant plus que fin août, c’est dans un mois », a-t-il averti.

Par ailleurs, le premier des obstacles à franchir, selon M. Jendoubi, « c’est d’éliminer cette proposition de gouvernement d’union nationale, véhiculée par certains membres d’Ennahdha et du CPR. Nous n’acceptons qu’un gouvernement de technocrates». Cette position est par ailleurs partagée par la centrale patronale, la Ligue des droits de l’homme et le Conseil de l’ordre des avocats ; les ONG qui parrainent le dialogue national.

Il n’a pas été facile au secrétaire général de la centrale syndicale, Houcine Abassi, de parvenir à amadouer ses troupes et à faire passer cette position, qualifiée, par certaines parties de « trahison à la cause de la révolution » et de « désistement par rapport aux premiers messages de soutien adressés aux députés réfractaires ».

Houcine Abassi avait rencontré, au cours de la journée du lundi, des représentants des constituants réfractaires, en sit-in, pour la dissolution de la Constituante. Samir Taïeb et ses collègues étaient venus expliquer à Abassi les motivations fondamentales de leur mouvement. Les constituants avaient demandé l’alignement de la centrale syndicale à leurs revendications.
La direction de la centrale syndicale avait également rencontré les directions de l’UTICA, de la LTDH et du Conseil de l’Ordre des avocats pour essayer de coordonner les points de vue en cette phase cruciale de l’histoire de la Tunisie. La mission était donc d’une extrême délicatesse et le moindre écart n’était plus acceptable. Tout le monde attendait donc l’UGTT. 

Finalement, la raison a prévalu chez les syndicalistes. Ils ont convenu d’appeler à la dissolution du gouvernement, qui a « échoué dans les tâches pour lesquelles il a été désigné en février dernier » et de former « un gouvernement de compétences nationales qui aura pour tâche de parrainer les prochaines échéances électorales, selon une feuille de route qui lui sera transmise par la société politique ». 

Pour ce qui est de l’Assemblée, la commission administrative a appelé à « trouver une formule qui garantit l’application des accords convenus au sein d’un consensus national qui sauverait la Tunisie ». Des mesures d’accompagnement sont toutefois nécessaires, comme la dissolution des LPR, la mise en place de gardes fous pour veiller à la neutralité de l’administration et la révision des nominations partisanes.
Les syndicalistes considèrent que « de telles décisions sont des conditions nécessaires pour apaiser le climat politique et essayer d’installer un climat favorable à la tenue d’élections ». « Et puis, le parti Ennahdha est appelé à restaurer un minimum de confiance concernant sa démarche. De telles décisions pourraient dissiper tant soit peu la mauvaise image qu’il traine depuis la dernière phase du Dialogue national », précise Lotfi Ben Mohamed, un syndicaliste de l’enseignement primaire.

La centrale syndicale a donc emboité le pas aux autres composantes de la société civile qui ont préféré éviter le choix de l’inconnu, une option qui prône la dissolution de l’ANC, et lui a préféré un processus plus stable malgré le fait que tout le monde en veut à cette Constituante. L’intérêt de la nation exigerait une telle concession, admettent les syndicalistes.
« Plus jamais de dialogue national pour échanger juste des propos amicaux. Plus jamais d’ANC qui tourne dans le vide. Les présents doivent assumer les engagements pris », insiste Houcine Abassi. La société civile a ainsi rejoint la position de la majorité des partis politiques, y compris au sein de la Troïka, qui ont exprimé le vœu devoir le pays gouverné par des technocrates.

Il reste maintenant à savoir si Ennahdha accepterait un gouvernement apolitique, formé de technocrates et de personnalités indépendantes. Les islamistes ont toujours défendu la présence des politiques dans le gouvernement. Et c’est toujours la position qu’ils défendent prouvant, ainsi leur acharnement à garder le pouvoir jusqu’au moment de la tenue du scrutin.
Des questions se posent aussi concernant les prérogatives de ce gouvernement, son programme d’action, ainsi que sur sa durée et ses rapports avec la Constituante. 
Pour le moment, Rached Ghannouchi, dos au mur, ne cesse de dire que « toutes les options sont envisageables, hormis la dissolution de l’ANC », considérée comme une ligne rouge à ne pas franchir, selon ses propres termes. Mais ce n’est pas sûr qu’il reste prisonnier de cette même logique dans le sens où l’étau ne cesse de se resserrer autour de la Troïka. 

Des pourparlers, sous forme de tractations, sont donc en cours concernant les contours de ce nouveau gouvernement et la personnalité idoine qui le dirigerait afin de faire sortir le pays de l’actuelle impasse. 

 

Tunisie : Evictions au sommet et probable retrait d’Ennahdha des prochaines élections présidentielles.

Au moment où le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi évoque un retrait d’Ennahdha des prochaines élections présidentielles, en déclarant à l’agence de presse allemande que : « Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore décidé qui sera notre candidat et si nous allons nous présenter aux présidentielles ou non, mais, très probablement, Ennahdha ne sera pas candidat », allusion faite surement, sans le citer, à la candidature de Hamadi Jebali, voila des changements au sommet des institutions qui s’annoncent.

Tunisie : Evictions au sommet et probable retrait d’Ennahdha des prochaines élections présidentielles. dans Actualité tunisie_gouvernement-2012

De gauche à droite : Mustapha Ben Jaafar, président de l'Assemblée constituante, Moncef Marzouki, chef de l’Etat et Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement tunisien, au palais de Carthage, le 13 juin 2012.

En effet, alors que l’Armée tunisienne s’est engagée dans une guerre sans limites contre le terrorisme, le président de la République et chef des forces armées Mohamed Marzouki vient de procéder à de nouvelles nominations au sein de l’armée, remplaçant certains généraux par d’autres.

 

Ainsi, le général de brigade Bechir Bedoui a été promu chef d’état-major de l’armée de l’air en remplacement du général Mohamed Nejib Jelassi, nommé quant à lui directeur des relations extérieures et de la collaboration internationale au sein du ministère de la Défense.

 

Le général de brigade Nouri Ben Taous a été nommé directeur général de la sécurité militaire et remplace le général de brigade à la marine nationale Kamel Akrout, nommé attaché militaire à l’étranger.

 

Enfin, le général de brigade Mohamed Nafti a été nommé inspecteur général des forces armées.

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Le président Moncef Marzouki, chef suprême des forces armées, lors de la célébration du 56ème anniversaire de la création de l'armée nationale tunisienne, à l'académie militaire de Foundouk Jedid, samedi 23 juin.

Par ailleurs, la pression s’intensifie autour du gouvernement d’Ali Larayedh surtout depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahimi et les attentats terroristes aux frontières Algériennes.

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De gauche à droite : le premier ministre Ali Larayedh, le ministre de la justice Noureddine Bhiri, le président Moncef Marzouki et Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement et secrétaire général d'Ennahdha, samedi 24 décembre à Carthage.

C’est ainsi que le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a décidé d’évincer les deux hauts cadres du ministère qui n’ont cessé de créer la polémique du fait de leurs désignations, à savoir Mehrez  Zouari directeur général des services spéciaux et Riadh Létaïef Directeur général de la formation et neveu supposé d’Abou Iyadh. Ils ont été remplacés à la tête de ces directions générales par, respectivement, Atef Omrani et Yassin Taïeb.

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Lofti Ben Jeddou, le ministre tunisien de l'Intérieur.

Ces nominations viennent juste après la tenue cet après midi d’une réunion sécuritaire de haut niveau au palis de Carthage mais aussi la pression exercée depuis quelque temps par les structures syndicales des agents de l’ordre demandant de façon pressante le départ de ces deux responsables.

Ces changements interviennent au lendemain de la  réunion qui s’est tenue récemment entre Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha et Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes à l’hôtel Napoléon de Paris et qui a été organisée, par l’intermédiation de Nabil Karoui, propriétaire de la chaine télévisée Nessma TV, ce qui confirme les intentions de Béji Caïd Essebsi de se présenter à l’élection présidentielle avec le soutien probable du mouvement Ennahdha.

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Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha prépare Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes, aux prochaines élections présidentielles.

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