Tunis : Béji Caïed Essebssi président ?

Le quotidien tunisien Al Maghrib, rapporte dans son édition de ce mercredi 11 septembre 2013, qu’une organisation nationale dont le journal tait le nom, aurait demandé lors des discussions avec les parties prenantes à la crise politique, le changement du chef de l’Etat. Cette organisation, soutenue par différents partis politiques, aurait proposé Béji Caïed Essebssi.

Le même journal croit savoir, que trois personnalités feraient objet de consensus auprès de l’opposition, pour prendre la place d’Ali Larayedh. Il s’agirait de Noureddine Hached, de Radhi Meddeb et Abdelkrim Zbidi.

S’agit-il des négociations et exigences de l’UGTT ?

On croit savoir que Béji Caïed Essebssi sera reçu dans l’après midi de ce mercredi par le chef de l’Etat algérien, Bouteflika Abdelaziz, à moins de vingt heures après avoir reçu Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Tunisien.

Cette rencontre, plutôt attendue, entre Ali Larayedh et Bouteflika ou entre Moncef Marzouki et Bouteflika, surtout après que les informations faisant état d’une consigne des décideurs Algériens pour une intervention militaire algérienne en Tunisie !

C’est plutôt, Rached Ghannouchi, simple président d’un parti et qui a toujours nié gouverner réellement la Tunisie, qui a rencontré le Bouteflika pour parler  «des relations Algéro-Tunisiennes, surtout dans les domaines de la sécurité et économique».

Avec cette rencontre, Rached Ghannouchi ne dépassait-il pas ainsi ses limites de chef de parti ?

En tout cas, si cela se confirme avec le temps, ça ne peut être qu’un piège d’Ennahdha pour Nidaa Tounes afin de garder l’ANC et rester au pouvoir.

La rue Tunisienne dit non aux arrangements douteux :

Béji Caïed Essebssi, qui est Chef de parti d’opposition ne peut être indépendant et neutre. Si les islamistes acceptent la désignation de ce dernier au palais de Carthage, cela cache des arrangements non écrits. Ni Meddeb ni Hached ne sont en mesure d’assurer une transition de tous les dangers. Tous les deux n’ont aucune expérience dans la gestion publique et de surcroit de crise. Zbidi, personnalité réellement indépendante, pourrait valablement occuper le poste de Président de la République avec des prérogatives de Chef d’exécutif assisté par un premier ministre qui ne peut être Mustapha Kamel Nabli. Lui dispose d’une expérience certaine dans la gouvernance publique, économique et financière.

Les revendications du peuple Tunisien ainsi que les événements en cours et les crises politiques et économiques traversées par le pays, exigent le changement du gouvernement en premier lieu ainsi qu’un changement au niveau de la présidence de la république en deuxième lieu.

Ces changements sont un préalable à une solution à la crise. Le problème de l’ANC et des nominations partisanes seront soulevés ultérieurement.

Par ailleurs, la nomination de Caied Essebsi, en tant que chef d’un parti non indépendant irait vers l’accentuation de la crise et provoquerait l’effet inverse de ce qui est recherché d’autant plus que cette nomination cacherait sûrement à n’en point douter des arrangements non écrits entre Nidaa Tounes et Ennahdha.

A moins de déclarer ouvertement ces arrangements tacites, la société civile refuse de facto cette nomination à la présidence de la république afin de ne pas tomber dans un autre piège tendu par Caied Essebsi et Ghanouchi.

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La rencontre, jeudi 15 juillet, à Paris, entre Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi n'est certes pas un fait banal, mais ceux qui en attendent un changement dans les positions des deux parties en seront pour leur frais.

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