Archive pour août, 2013

L’ancien vice-président démissionnaire égyptien Mohamed El-Baradei accusé de haute trahison.

L’ancien vice-président démissionnaire égyptien Mohamed El-Baradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de 1997 à 2009 et figure de l’opposition laïque, âgé de 71 ans, nommé le 14 juillet vice-président chargé des relations internationales, qui a démissionné le 14 août, se trouve en Autriche depuis dimanche 18 aout.

Arrivé dimanche après-midi à l’aéroport de Vienne-Schwechat en provenance du Caire à bord d’un appareil de la compagnie aérienne EgyptAir, en quittant l’aéroport par une sortie dérobée, évitant journalistes et photographes et n’a donc fait aucune déclaration comme lors de son départ à l’aéroport du Caire.

Selon des informations, il doit séjourner jusqu’au 23 août dans la capitale autrichienne, où il possède une résidence et où vit une partie de sa famille.

« Il m’est devenu difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles je ne suis pas d’accord », écrit-il notamment dans sa lettre au président Adly Mansour. Il y déplore les morts « notamment parce que je crois qu’elles auraient pu être évitées ».

« Malheureusement, ceux qui vont tirer profit de ce qui s’est passé aujourd’hui sont ceux qui appellent à la violence et à la terreur, les groupes extrémistes », poursuit-il dans sa lettre de démission.

Au lendemain de sa démission critiquée, une plainte a été déposée par un professeur de droit de l’université d’Hélouan, le Pr Sayyed Ateeq, qui sera instruite le 19 septembre devant un tribunal cairote.

Le prix Nobel de la paix (2005), va être poursuivi en justice pour « rupture de confiance » pour avoir déserté le gouvernement installé par l’armée au lendemain de l’assaut lancé par les forces de l’ordre contre les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi.

L'ancien vice-président démissionnaire égyptien Mohamed El-Baradei accusé de haute trahison. dans Actualité el-baradei

Le prix Nobel de la paix (2005), Mohamed El-Baradei accusé de haute trahison après sa démission du gouvernement égyptien le 18 aout.

Tunisie : Ennahdha accepte l’initiative de l’UGTT

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) vient d’annoncer via un communiqué rendu public ce jeudi matin sur sa page Facebook que le mouvement Ennadhdha avait accepté l’initiative de la Centrale syndicale pour sortir de la crise.

Cette décision intervient après plus de deux heures de réunion ce matin entre Houcine Abassi, secrétaire de l’UGTT et Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha accompagnés respectivement de Mouldi Jendoubi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale et d’Abdeltif Mekki, membre du Conseil de la Choura d’Ennahdha.

Au cours de cette rencontre, Houcine Abassi a eu l’occasion de donner à Rached Ghannouchi un aperçu de ses consultations avec les représentants des différents partis de l’opposition tout en réitérant l’exigence qui consiste à la démission du gouvernement actuel, comme l’a affirmé ce matin Sami Tahri, secrétaire général adjoint chargé de la communication de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), sur les ondes de la radio Express FM. 

D’un autre côté et dans une déclaration faite à la radio Shems FM, Rached Ghannouchi a confirmé l’annonce faite par l’UGTT à savoir que son parti avait accepté l’initiative de la centrale syndicale comme base de négociations.

Ainsi, de nouvelles propositions d’Ennahdha auraient été exposées lors de cette réunion. Propositions que Houcine Abassi devra se charger de faire parvenir à l’opposition et au Front de Salut National.

Tunisie : Ennahdha accepte l’initiative de l’UGTT   dans Actualité reunion-ghannouchi-abassi-22-08-2013-photo-ugtt

Réunion Ghannouchi (Ennahdha) et Abassi (UGTT) ce jeudi 22 Aout 2013

 

Retour aux propositions de L’UGTT : L’UGTT exige un gouvernement de technocrates, Ennahdha, dos au mur.

Tout le monde retenait son souffle pendant la soirée du lundi 29 juillet, quand l’UGTT tenait sa commission administrative pour se prononcer sur la crise traversée par la Tunisie. Il avait fallu attendre les premières lueurs de l’aube pour dissiper la véritable crainte que les syndicalistes ne rompent les liens avec le pouvoir en place.

Finalement, tout en allant dans la foulée des constituants réfractaires, qui réclament la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale constituante, la motion de la commission administrative de l’UGTT s’est limitée à exiger le départ du gouvernement actuel et son remplacement par un gouvernement de salut national. 

L’UGTT a également réclamé la dissolution de ce qu’on appelle les ligues de protection de la révolution (LPR), la neutralité de l’administration et le réexamen des nominations partisanes. « Les membres du prochain gouvernement ne pourraient pas se présenter aux échéances électorales prévues dans les prochains mois », précise par ailleurs Mouldi Jendoubi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale.

Concernant les éventuelles garanties que pourraient réclamer la société civile et les citoyens de la part d’Ennahdha pour que les islamistes ne reviennent pas, une nouvelle fois, sur les accords qui seront conclus dans un éventuel nouveau dialogue national, M. Jendoubi admet que « c’est essentiellement un engagement moral ». Mais, « le peuple qui est descendu dans les rues, peut y revenir si jamais l’échéancier n’est pas respecté, d’autant plus que fin août, c’est dans un mois », a-t-il averti.

Par ailleurs, le premier des obstacles à franchir, selon M. Jendoubi, « c’est d’éliminer cette proposition de gouvernement d’union nationale, véhiculée par certains membres d’Ennahdha et du CPR. Nous n’acceptons qu’un gouvernement de technocrates». Cette position est par ailleurs partagée par la centrale patronale, la Ligue des droits de l’homme et le Conseil de l’ordre des avocats ; les ONG qui parrainent le dialogue national.

Il n’a pas été facile au secrétaire général de la centrale syndicale, Houcine Abassi, de parvenir à amadouer ses troupes et à faire passer cette position, qualifiée, par certaines parties de « trahison à la cause de la révolution » et de « désistement par rapport aux premiers messages de soutien adressés aux députés réfractaires ».

Houcine Abassi avait rencontré, au cours de la journée du lundi, des représentants des constituants réfractaires, en sit-in, pour la dissolution de la Constituante. Samir Taïeb et ses collègues étaient venus expliquer à Abassi les motivations fondamentales de leur mouvement. Les constituants avaient demandé l’alignement de la centrale syndicale à leurs revendications.
La direction de la centrale syndicale avait également rencontré les directions de l’UTICA, de la LTDH et du Conseil de l’Ordre des avocats pour essayer de coordonner les points de vue en cette phase cruciale de l’histoire de la Tunisie. La mission était donc d’une extrême délicatesse et le moindre écart n’était plus acceptable. Tout le monde attendait donc l’UGTT. 

Finalement, la raison a prévalu chez les syndicalistes. Ils ont convenu d’appeler à la dissolution du gouvernement, qui a « échoué dans les tâches pour lesquelles il a été désigné en février dernier » et de former « un gouvernement de compétences nationales qui aura pour tâche de parrainer les prochaines échéances électorales, selon une feuille de route qui lui sera transmise par la société politique ». 

Pour ce qui est de l’Assemblée, la commission administrative a appelé à « trouver une formule qui garantit l’application des accords convenus au sein d’un consensus national qui sauverait la Tunisie ». Des mesures d’accompagnement sont toutefois nécessaires, comme la dissolution des LPR, la mise en place de gardes fous pour veiller à la neutralité de l’administration et la révision des nominations partisanes.
Les syndicalistes considèrent que « de telles décisions sont des conditions nécessaires pour apaiser le climat politique et essayer d’installer un climat favorable à la tenue d’élections ». « Et puis, le parti Ennahdha est appelé à restaurer un minimum de confiance concernant sa démarche. De telles décisions pourraient dissiper tant soit peu la mauvaise image qu’il traine depuis la dernière phase du Dialogue national », précise Lotfi Ben Mohamed, un syndicaliste de l’enseignement primaire.

La centrale syndicale a donc emboité le pas aux autres composantes de la société civile qui ont préféré éviter le choix de l’inconnu, une option qui prône la dissolution de l’ANC, et lui a préféré un processus plus stable malgré le fait que tout le monde en veut à cette Constituante. L’intérêt de la nation exigerait une telle concession, admettent les syndicalistes.
« Plus jamais de dialogue national pour échanger juste des propos amicaux. Plus jamais d’ANC qui tourne dans le vide. Les présents doivent assumer les engagements pris », insiste Houcine Abassi. La société civile a ainsi rejoint la position de la majorité des partis politiques, y compris au sein de la Troïka, qui ont exprimé le vœu devoir le pays gouverné par des technocrates.

Il reste maintenant à savoir si Ennahdha accepterait un gouvernement apolitique, formé de technocrates et de personnalités indépendantes. Les islamistes ont toujours défendu la présence des politiques dans le gouvernement. Et c’est toujours la position qu’ils défendent prouvant, ainsi leur acharnement à garder le pouvoir jusqu’au moment de la tenue du scrutin.
Des questions se posent aussi concernant les prérogatives de ce gouvernement, son programme d’action, ainsi que sur sa durée et ses rapports avec la Constituante. 
Pour le moment, Rached Ghannouchi, dos au mur, ne cesse de dire que « toutes les options sont envisageables, hormis la dissolution de l’ANC », considérée comme une ligne rouge à ne pas franchir, selon ses propres termes. Mais ce n’est pas sûr qu’il reste prisonnier de cette même logique dans le sens où l’étau ne cesse de se resserrer autour de la Troïka. 

Des pourparlers, sous forme de tractations, sont donc en cours concernant les contours de ce nouveau gouvernement et la personnalité idoine qui le dirigerait afin de faire sortir le pays de l’actuelle impasse. 

 

Tunisie : Evictions au sommet et probable retrait d’Ennahdha des prochaines élections présidentielles.

Au moment où le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi évoque un retrait d’Ennahdha des prochaines élections présidentielles, en déclarant à l’agence de presse allemande que : « Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore décidé qui sera notre candidat et si nous allons nous présenter aux présidentielles ou non, mais, très probablement, Ennahdha ne sera pas candidat », allusion faite surement, sans le citer, à la candidature de Hamadi Jebali, voila des changements au sommet des institutions qui s’annoncent.

Tunisie : Evictions au sommet et probable retrait d’Ennahdha des prochaines élections présidentielles. dans Actualité tunisie_gouvernement-2012

De gauche à droite : Mustapha Ben Jaafar, président de l'Assemblée constituante, Moncef Marzouki, chef de l’Etat et Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement tunisien, au palais de Carthage, le 13 juin 2012.

En effet, alors que l’Armée tunisienne s’est engagée dans une guerre sans limites contre le terrorisme, le président de la République et chef des forces armées Mohamed Marzouki vient de procéder à de nouvelles nominations au sein de l’armée, remplaçant certains généraux par d’autres.

 

Ainsi, le général de brigade Bechir Bedoui a été promu chef d’état-major de l’armée de l’air en remplacement du général Mohamed Nejib Jelassi, nommé quant à lui directeur des relations extérieures et de la collaboration internationale au sein du ministère de la Défense.

 

Le général de brigade Nouri Ben Taous a été nommé directeur général de la sécurité militaire et remplace le général de brigade à la marine nationale Kamel Akrout, nommé attaché militaire à l’étranger.

 

Enfin, le général de brigade Mohamed Nafti a été nommé inspecteur général des forces armées.

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Le président Moncef Marzouki, chef suprême des forces armées, lors de la célébration du 56ème anniversaire de la création de l'armée nationale tunisienne, à l'académie militaire de Foundouk Jedid, samedi 23 juin.

Par ailleurs, la pression s’intensifie autour du gouvernement d’Ali Larayedh surtout depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahimi et les attentats terroristes aux frontières Algériennes.

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De gauche à droite : le premier ministre Ali Larayedh, le ministre de la justice Noureddine Bhiri, le président Moncef Marzouki et Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement et secrétaire général d'Ennahdha, samedi 24 décembre à Carthage.

C’est ainsi que le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a décidé d’évincer les deux hauts cadres du ministère qui n’ont cessé de créer la polémique du fait de leurs désignations, à savoir Mehrez  Zouari directeur général des services spéciaux et Riadh Létaïef Directeur général de la formation et neveu supposé d’Abou Iyadh. Ils ont été remplacés à la tête de ces directions générales par, respectivement, Atef Omrani et Yassin Taïeb.

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Lofti Ben Jeddou, le ministre tunisien de l'Intérieur.

Ces nominations viennent juste après la tenue cet après midi d’une réunion sécuritaire de haut niveau au palis de Carthage mais aussi la pression exercée depuis quelque temps par les structures syndicales des agents de l’ordre demandant de façon pressante le départ de ces deux responsables.

Ces changements interviennent au lendemain de la  réunion qui s’est tenue récemment entre Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha et Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes à l’hôtel Napoléon de Paris et qui a été organisée, par l’intermédiation de Nabil Karoui, propriétaire de la chaine télévisée Nessma TV, ce qui confirme les intentions de Béji Caïd Essebsi de se présenter à l’élection présidentielle avec le soutien probable du mouvement Ennahdha.

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Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha prépare Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes, aux prochaines élections présidentielles.

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